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ACTUALITÉS


 
 

 

-2011-

 En sa qualité de Président délégué du groupe d’amitié sénatorial France-Côte d’Ivoire, déplacement en Côte d’Ivoire avec le Président de la République , Nicolas Sarkozy, à l’occasion de la cérémonie d’investiture du président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara (21 mai 2011) - Allocution du Président de la République devant la communauté française d’Abidjan - Photos du déplacement sur le site de l’Elysée

 Participation, en sa qualité de Président délégué Côte d'Ivoire du groupe interparlementaire d'amitié France-Afrique de l'Ouest, à l'entretien du ministre chargé de la Coopération, Henri de Raincourt, avec le commissaire européen au Développement, Andris Piebalgs (17 janvier 2011)

 Déplacement du sénateur à Madrid à l'occasion de la journée dédiée au projet « Femmes de la Méditerranée, entre tradition et modernité » au Lycée Français de Madrid (13 janvier 2011) - cliquer ici pour en savoir plus

-2010-

 Déplacement du sénateur à Bayreuth (Allemagne) (le 30 octobre 2010) à l'occasion des 50 ans de la Deutsch-Französische Gesellschaft - lire les articles art1 - art2

 Déplacement du sénateur au Salvador - Article paru dans El Diario de Hoy le 19 octobre 2010 : "Francia debe mejorar el nexo economico con El Salvador"

 Interview du sénateur lors de son déplacement à Miami (octobre 2010) dans la chronique « French News des Usa » de la chaîne USA21.tv

 Article dans la Voix de France (septembre-octobre 2010) : "l'ANEFE, sésame financier"

 Déplacement du sénateur au Canada - Article de la Voix de France (juin-juillet-août 2010) : "André Ferrand au Canada - la fête de l'enseignement français"

 Articles de l’Express (l'hebdo des francophones du Grand Toronto) relatant la visite du sénateur au lycée français de Toronto (mai 2010). art.1 - art.2 

 Déplacement à Kigali, à Kinshasa, à Brazzaville et à Ouagadougou avec M. Bernard KOUCHNER, Ministre des Affaires étrangères et européennes (du 6 au 10 janvier 2010) - pour plus d'informations, cliquez ici

-2009-

 Déplacement en Inde (Delhi, Bombay et Hyderabad) avec Mme Anne-Marie IDRAC, Secrétaire d'Etat chargée au Commerce extérieur et une délégation d'entreprises française (du 26 au 30 octobre 2009) - pour plus d'informations, cliquez ici

 Déplacement à Londres à l'occasion de l'inauguration des nouveaux locaux d'UBIFRANCE et de l'AFII (23 octobre 2009)

 Déplacement du sénateur, vice-président du CNCCEF, à La Réunion (22-24 septembre 2009) pour la réunion régionale des CCE Océan indien organisée à l’occasion du salon de l’exportation au cours duquel il est intervenu (consulter le programme)

 Article du Monde des Artisans (édition Ariège - bimestriel n°71 - juillet-août 2009) sur la visite du sénateur à la Chambre des Métiers et de l'Artisanat de l'Ariège dans le cadre de son rapport sur le financement des chambres de métiers et de l'artisanat pour la Commission des Finances

 Communication du sénateur, rapporteur spécial des crédits de la mission "Economie" auprès de la Commission des Finances du Sénat, sur le financement des chambres de métiers et de l'artisanat (1er juillet 2009) 

 Remise du Prix de la Plume d'Or par le sénateur : "La Plume d'Or d'un journaliste congolais récompensée au Sénat" (2 avril 2009)

 Déplacement du sénateur au Yémen et à Djibouti avec le Ministre des Affaires étrangères et européennes, M. Bernard KOUCHNER, en sa qualité de Président du groupe d'amitié France/Yémen (les 21 et 22 février 2009)

-2008-

 Dans le cadre d'un dossier spécial consacré au thème "Faire carrière à l'international", interview du sénateur pour Flux (la revue de l'Association Les Ingénieurs Supelec) lire l'interview "la culture de l'international, une nécessité pour la France" (parue dans le n°251 de septembre-octobre 2008)

 Déplacement du sénateur en Afrique du Sud avec Mme Rama YADE, Secrétaire d'Etat chargée des Affaires étrangères et des droits de l'Homme (8-9 juillet 2008)

 Interview du sénateur suite à sa réélection au conseil d'administration du CNCCEF - les raisons de son engagement (la Voix de France n°526, mars-avril-mai 2008)

 Article de la Voix de France n°526 (mars-avril-mai 2008) sur les Etats généraux de l'enseignement et la commission sur l'avenir de l'enseignement français à l'étranger à laquelle appartient le sénateur

-2007-

 Article sur les déplacements du sénateur André Ferrand à Sao Paulo, Toronto, Ottawa, Montréal et Québec (Voix de France, novembre-décembre 2007) 

 Interview du sénateur André Ferrand, Président de l'ANEFE, sur la prise en charge des frais de scolarité pour les élèves français à l'étranger (Voix de France, août-sept-oct 2007)

 Tribune du sénateur dans le "Qui fait quoi" de la mobilité internationale - Cahier n°7 de Classe Export : "Vive les partenariats entre les secteurs public et privé pour développer la présence française dans le monde!" (octobre 2007)

 Réception par le sénateur à la Présidence du Sénat, de 80 jeunes rugbymen de lycées français et locaux à l’étranger participant au projet « rendez-vous 2007 » de Jeune Planète Rugby (le 4 octobre 2007)

 Interview du sénateur sur www.expatries.senat.fr : "Pleins feux sur André Ferrand" (le 13 septembre 2007) 

 Article sur l'ouverture du Lycée franco-israélien de Mikveh Israël, projet soutenu par le sénateur (revue de Rhône-Alpes Israël Echanges)

 Retrouvez l’interview exclusive du Sénateur le 22 juin 2007 sur l’enseignement français à l’étranger sur la chaîne News21.tv de Mondissimo.com. Cliquez ci-dessous pour voir la vidéo :

- L'enseignement français est-il représentatif à l'étranger ?
- Que dire de l'enseignement français à l'étranger ?
- De l'enseignement français à Shanghai
- De l'enseignement français à Londres
- De l'enseignement français à Mexico
- À quand les frais de scolarité à l'étranger gratuits ?
- Le Bac des Français à l'étranger

 Participation, le 29 mai 2007, à l’émission de TV5 Monde France 2007 sur le thème du Volontariat international. Retrouvez la vidéo en cliquant ici

 Remise, par le sénateur, du Prix 2006 de la Plume d'Or, concours organisé par l'association Défense de la langue française (le 16 mars 2007).

 2ème remise des prix du Concours scolaire francophone Philippe-Senghor 2007 que soutient le sénateur (le 13 mars, au Ministère de la Culture et de la Communication) 

 24H Chrono de l’International en partenariat avec TV5 Monde. Participation du sénateur, les 12 et 13 mars 2007, aux émissions consacrées au Maroc (le 12 mars) et à l’Afrique du Sud (le 13 mars).  Ce programme présentait 24 villes du monde entier en 24 heures. Retrouvez les interventions du sénateur en cliquant ici

 Avant-première du film Goodbye Bafana au Sénat (le 13 mars 2007) à l'initiative du groupe interparlementaire France-Afrique du Sud présidé par le sénateur. Ce film a été réalisé d'après les mémoires du geôlier de Nelson Mandela.

 Question au gouvernement sur la politique africaine de la France - le sénateur a interrogé la Ministre déléguée à la Coopération, au Développement et à la Francophonie, Mme Brigitte GIRARDIN (le 22 février 2007)

 Interview du Sénateur sur l’enseignement français à l’étranger pour NS TV, la chaîne de télévision du site de Nicolas SARKOZY (le 12 fév.2007) - Pour visionner l’interview, cliquez ici

 Déjeuner de travail du groupe d’amitié France / Afrique du Sud que préside le sénateur en présence de Monsieur Denis PIETTON, Ambassadeur de France en Afrique du Sud (le 6 février 2007)  

-2006-

 Article sur le plan école dans la Voix de France (novembre-décembre) : "Plan-Ecole à trois ans : un essai à transformer !" - le sénateur fait le point sur les actions en cours

 Interview du sénateur sur www.expatries.senat.fr : "Pleins feux sur André Ferrand" (le 20 décembre 2006) - le sénateur fait notamment un point sur le plan écoles et le dispositif d'appui au commerce extérieur  

 Stage d'immersion chez M6 les 27 et 28 novembre 2006 

 Interview sur le plan école dans la Voix de France (septembre-octobre) : "le plan école, une avancée majeure !"

 Situation financière des familles des enfants scolarisés dans les établissements français du Liban - le sénateur interroge le gouvernement

 Question orale avec débat sur les modes de gestion des crises africaines - intervention du sénateur en séance publique le 5 octobre 2006

 Projet de loi sur l'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l'Union européenne - adoption définitive : intervention du sénateur en séance publique le 3 octobre dans le cadre de sa mission de suivi de cette candidature au sein de la Délégation pour l'Union Européenne du Sénat. 

  Mise en place du "plan écoles françaises à l'étranger" pour chaque établissement et pour chaque pays : une des propositions majeures du rapport Ferrand sur l'enseignement français à l'étranger

  Groupe d'amitié France-Yémen - lancement du club d'affaires franco-yéménite le 6 juillet 2006 à la Monnaie

  Colloque du CNCCEF sur le thème : "Les pôles de compétitivité : un atout pour la France à l'international" (Nice, le 3 juillet 2006) 

   Elargissement - Adhésion de la Roumanie à l'Union européenne : communication de M. André Ferrand lors de la réunion de la délégation pour l'Union européenne du 7 juin 2006

  Déplacement du sénateur en Israël du 29 mars au 2 avril 2006

   Cérémonie de remise des prix de la Plume d'Or le 24 mars à la Présidence du Sénat

-2005-

   Adhésion de la Roumanie à l'Union européenne : communication de M. André Ferrand lors de la réunion de la délégation pour l'Union européenne du 30 novembre 2005

   Parlementaire en mission - les financements de l'enseignement français à l'étranger

 "Mondialisation: réagir ou subir?"

   Le Conseil national pour le développement de la mobilité internationale 

   Le programme FLAM


Remise du Prix de la Plume d'Or par le sénateur : "La Plume d'Or d'un journaliste congolais récompensée au Sénat" (2 avril 2009)

La Plume d’Or d’un journaliste congolais

récompensée au Sénat

 

 

 Sous le patronage du ministère de la Culture et de la Communication et du Sénateur André Ferrand, l'association Défense de la langue française propose chaque année un grand concours de français, ne nécessitant pas de préparation spéciale, destiné aux étudiants des Alliances françaises.

 

Avec l'inscription de nombreux élèves dans une centaine d’Alliances françaises, réparties sur les 5 continents, pour la 8e année consécutive, le concours la Plume d'or a remporté un vif succès. 100 lauréats ont été récompensés, le 1er d’entre eux remportant un voyage à Paris.

 

Pour la première fois, le lauréat du Concours 2008 était issu de République Démocratique du Congo, plus précisément de Bukavu. Il s’agit de M. Deo NAMUJIMBO, sympathique journaliste indépendant de 50 ans.

 

Le jeudi 2 avril, le Sénateur André Ferrand lui a remis au Sénat le Prix de la « Plume d’Or » en présence d’une trentaine de participants dont, outre les représentants de l’association organisatrice du Concours, M. Jean Buesso Samba, Chargé d'Affaires à l’Ambassade de République Démocratique du Congo en France, M. Julien Kilanga Musinde, Chef de la Division de la langue française et des langues partenaires à l’Organisation Internationale de la Francophonie , de M. Philippe Cérez, Directeur de la Communication du Sénat, de M. Michel Laflandre, Conseiller à la Division de la Présence Française dans le monde du service des relations internationales du Sénat,  des représentants de la Fondation Alliance Française et de Reporters Sans Frontières.

 

M. Déo Namujimbo était également entouré à cette occasion par ses familles spirituelle, l’ancien Evêque de Bukavu et d’autres abbés congolais, et humaine, son frère était venu tout spécialement de Belgique.

 

Très investi dans la défense des droits de l'homme dans son pays, correspondant de Reporters sans frontières, de l’agence de presse InfoSud/Suisse et du magazine féminin Amina à l’est de la RDC , membre des sections Sud-Kivu de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) et de l’Union des Écrivains Congolais (UECO) dont il est respectivement vice-président et président, il a un rôle moteur dans la presse congolaise.

 

Pour l’intérêt et le plaisir de tous, il a fait découvrir aux participants ses talents de journaliste en lisant, dans un excellent français, un texte émouvant et vrai intitulé « J’ai mal au Congo » décrivant son itinéraire, sa situation et celle de son pays meurtri par de nombreuses guerres successives.


Plus d’informations sur le Concours sur le site suivant :

http://www.langue-francaise.org/Plume_or.php


Déplacement du sénateur en Afrique du Sud avec Mme Rama YADE, Secrétaire d'Etat chargée des Affaires étrangères et des droits de l'Homme (8-9 juillet 2008)

Les 8 et 9 juillet, le sénateur est parti en déplacement en Afrique du Sud avec Mme Rama YADE, Secrétaire d’Etat chargée des Affaires étrangères et des droits de l’Homme, en sa qualité de Président du groupe d’amitié France/Afrique du Sud. Ce déplacement avait lieu à l’occasion des cérémonies marquant le 90ème anniversaire de M. Nelson Mandela organisées en son honneur par la Fondation de l’ancien président sud-africain, au lycée français Jules Verne de Johannesburg.  


Article sur les déplacements du sénateur André Ferrand à Sao Paulo, Toronto, Ottawa, Montréal et Québec (Voix de France, novembre-décembre 2007)

Cliquez ci pour lire l'article : Page 1 - Page 2


Interview du sénateur André Ferrand, Président de l'ANEFE, sur la prise en charge des frais de scolarité pour les élèves français à l'étranger, mesure annoncée par le Ministre des Affaires étrangères et européennes, M. Bernard Kouchner (Voix de France, août-sept-oct 2007)

Cliquez ici


Tribune du sénateur dans le "Qui fait quoi" de la mobilité internationale - Cahier n°7 de Classe Export : "Vive les partenariats entre les secteurs public et privé pour développer la présence française dans le monde!" (octobre 2007)


Réception par le sénateur à la Présidence du Sénat, de 80 jeunes rugbymen de lycées français et locaux à l’étranger participant au projet « rendez-vous 2007 » de Jeune Planète Rugby (le 4 octobre)

Le 4 octobre, le sénateur recevait, dans les Salons de Boffrand de la Présidence du Sénat, à l’invitation du Président du Sénat, du Président du groupe d’études du sport et activités physiques, M. Jean Faure, et du sénateur, 80 jeunes rugbymen de lycées français et locaux à l’étranger participant au projet « rendez-vous 2007 ». Etaient présents également des représentants des différents parrains du projet dont l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger. 

Compte-rendu de cette journée sur le site de jeune planète rugby : http://www.jprugby.com/index.php?page=jeudi-4-octobre


Interview du sénateur sur www.expatries.senat.fr : "Pleins feux sur André Ferrand" (le 13 septembre 2007) 

Le sénateur fait notamment un point sur la prise en charge de la scolarité des élèves de terminale à l'étranger, sur le projet de création de députés pour représenter les Français de l'étranger et sur les Etats Généraux du Commerce Extérieur

Etes-vous satisfait de la gratuité annoncée pour les enfants scolarisés en classe de terminale ? Aurait-on pu aller plus loin ?

C'est un effort tout à fait substantiel dont il faut se féliciter. Cinq millions d'euros en 2007 et vingt millions en 2008, c'est une manne qui tombe du ciel ! D'autant plus que dix millions d'euros devraient, en plus, être consacrés l'an prochain aux investissements, à la modernisation et à la remise aux normes des établissements.

L'annonce de ces mesures a été précédée d'un débat au sein d'un groupe de travail constitué, autour de l'AEFE, de représentants de la commission de l'enseignement de l'Assemblée des Français de l'étranger, des ministères concernés, des fédérations de parents d'élèves et des grandes associations regroupant les Français de l'étranger ainsi que de sénateurs. Ce groupe était plutôt favorable à une répartition de cette nouvelle aide de l'Etat sur l'ensemble des élèves français scolarisés à l'étranger.

La formule finalement retenue est celle que vous connaissez : la prise en charge par l'Etat  des frais de scolarité pour les élèves de Terminale dès la rentrée 2007 puis pour les élèves de Première l'an prochain et ceux de Seconde l'année suivante. Pour la suite, il nous faudra maintenir la pression. En attendant, il ne faut pas bouder notre plaisir. Cette importante rallonge est la bienvenue ; nous la saisissons et disons merci !

Concrètement, comment doivent faire les familles pour bénéficier de la gratuité ?

Les parents d'élèves devront faire la demande de prise en charge auprès de leur consulat en remplissant un formulaire et les dossiers seront ensuite examinés par une commission identique à celle qui étudie les demandes de bourses. Le consulat acquittera directement les frais de scolarité auprès des établissements.

Pour le reste, les conditions d'application ne sont, à ce jour, pas encore connues. On peut imaginer que pour le premier trimestre de cette année scolaire, les consulats rembourseront aux parents les frais de scolarité qu'ils auront avancés. Quant au reste, je pense que lorsque vos internautes prendront connaissance de ces lignes, les circulaires d'application auront paru et on saura s'il y aura ou non des conditions de ressources et d'éventuels plafonnements des prises en charge.

Ne risque-t-on pas d'avoir une réaction des parents d'élèves non français scolarisés dans les écoles ?

Cette question se pose. Il faudra bien communiquer, être très prudent. Il y a aussi des pays dans lesquels les autorités locales participent au financement de nos écoles comme en Australie, au Canada, au Danemark ou en Allemagne. On peut imaginer qu'ils ne seront pas indifférents aux modalités d'application de cette prise en charge.

On avait aussi envisagé un système de bourses...

Le dispositif mis en place sera très proche du système des bourses. Ce sont les mêmes personnes qui, dans les consulats, instruiront les dossiers. C'est en effet une manière plus discrète de procéder.

Qu'en est-il des bourses actuellement versées aux familles dont les enfants sont en terminale ?

Ces nouvelles mesures s'y substitueront, en principe, pour un défraiement à 100% pour tous les boursiers.

N'y a-t-il pas un risque que certains établissements accroissent les frais de scolarité ?

S'il y a risque, l'Agence va sans doute s'efforcer de le circonscrire. Les « établissements homologués » déterminent en effet librement les frais de scolarité.

Autre difficulté : il faudra s'attacher à ce que les employeurs (Etat, organisations internationales, entreprises) qui prennent en charge les frais de scolarité des enfants de leurs personnels directement ou via le versement de compléments de salaires continuent à le faire. On peut espérer que les grandes entreprises ne changeront rien à leurs habitudes mais on peut imaginer que les plus petites entreprises souhaiteront se décharger de cette contrainte sur l'Etat pour mieux se développer à l'export ce qui serait, in fine, un résultat vertueux.

Les 10 millions d'euros annoncés par le ministre des affaires étrangères pour les investissements immobiliers suffiront-ils par rapport aux besoins des écoles ?

Cela ne règlera évidemment pas tout mais c'est un effort conséquent. L'Etat n'a pratiquement jamais fait un tel effort en une seule année. Mais seuls les établissements en gestion directe seront concernés dans un premier temps. Il faudra aussi trouver - et l'Agence ne l'a pas exclu - de l'argent pour les établissements conventionnés.

Les élus de l'opposition à l'AFE ont considéré que l'Etat aurait dû cibler prioritairement les familles à revenus moyens...

Il est vrai que la participation de l'Etat bien que fondamentale étant ce qu'elle est et les autres sources de financement finalement limitées, les établissements, pour réaliser leurs projets de modernisation et de développement, sont souvent amenés à augmenter leurs frais de scolarité. Ça n'est pas un problème pour les familles très aisées, ni pour les familles à revenus modestes qui bénéficient de bourses. C'est en revanche très lourd pour les familles à revenus moyens. Il faut penser à ces catégories de familles et faire en sorte que l'enveloppe des bourses soit plus largement abondée.

Pour le moment, on privilégie les familles des élèves de terminale, puis de première, puis de seconde. C'est bien, mais il ne faudra pas, pour autant, oublier les autres.

Vous êtes vice-président du Comité national des conseillers du commerce extérieur de la France et nous savons que cette institution organisera des Etats Généraux du commerce extérieur les 22 et 23 mai 2008 aux docks de Saint Denis. De quoi s'agit-il ?

Notre commerce extérieur, en tous cas notre balance commerciale, va mal, le déficit se creuse pendant que nos voisins allemands engrangent d'importants excédents. Les Italiens aussi ont une balance positive. Pourquoi pas nous ? Où est le problème ? Que faut-il faire ?

C'est à ces questions que, pendant deux jours, les conseillers du commerce extérieur, forts de leur réseau de 3500 hommes et femmes d'entreprises dont 2000 hors de France, avec leurs invités français et étrangers, vont tenter de trouver des réponses à ces questions. Ils auront pour objectif d'être aussi réalistes et concrets que possible afin de dégager des pistes et des propositions et d'indiquer les moyens de les mettre en œuvre.

Que pensez-vous de la création de députés pour représenter les Français de l'étranger ?

Il paraît vrai qu'une représentation des Français établis hors de France dans les deux chambres devrait permettre d'encore mieux défendre leurs intérêts en particulier sur le plan budgétaire.

Mais encore faudra-t-il pouvoir s'assurer que ces députés viendront véritablement du terrain c'est-à-dire de nos communautés à l'étranger.

Nous avons la chance que ce soit le cas pour les sénateurs qui, d'origine « sui generis », mettent de côté la dimension politique de leur fonction lorsqu'il s'agit de défendre les intérêts des Français de l'étranger. J'ai peur que des députés élus à la proportionnelle ne soient pas naturellement assez au fait de ce qu'ils auront à défendre, surtout s'ils viennent des appareils politiques.


Article sur l'ouverture du Lycée franco-israélien de Mikveh Israël, projet soutenu par le sénateur (revue de Rhône-Alpes Israël Echanges)

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Remise, par le sénateur, du Prix 2006 de la Plume d'Or, concours organisé par l'association Défense de la langue française (le 16 mars).

Le 16 mars, le sénateur remettait à M. Jorim NDUKAUBA, jeune étudiant nigérian à l'Alliance française d'Owerri, le Prix 2006 de la Plume d’Or, concours organisé par l’association défense de la langue française destiné, à travers le monde, aux élèves de l’Alliance Française.

Article de la Voix de France n°521 (mars-avril 2007)

Plus d'informations sur le site de Défense de la langue française : http://www.langue-francaise.org/Plume_or.php 


2ème remise des prix du Concours scolaire francophone Philippe-Senghor 2007 que soutient le sénateur (le 13 mars, au Ministère de la Culture et de la Communication) 

Le 13 mars, au Ministère de la Culture et de la Communication, avait lieu la 2ème remise des prix du Concours scolaire francophone Philippe-Senghor 2007 que soutient le sénateur, en présence du Ministre Renaud Donnedieu de Vabres et du Secrétaire général de la Francophonie, M. Abdou Diouf. 

Le Sénateur a remis un prix « spécial Sénat » à la Fondation Plein Soleil (Haïti) et à l’école franco-sénégalaise de Fann (Sénégal).

Pour plus d'informations sur le Concours Philippe-Senghor, cliquez ici et ... 


Avant-première du film Goodbye Bafana au Sénat (le 13 mars) à l'initiative du groupe interparlementaire France-Afrique du Sud présidé par le sénateur. Ce film a été réalisé d'après les mémoires du geôlier de Nelson Mandela.

Le 13 mars, à l’initiative du groupe interparlementaire France-Afrique du Sud présidé par le sénateur, avant-première du film Goodbye Bafana réalisé par Bille August d’après les Mémoires du geôlier de Nelson Mandela en présence de nombreux ambassadeurs africains et de représentants de différents ministères.

Plus d'informations sur le film, cliquez ici ... 


Question au gouvernement sur la politique africaine de la France (le 22 février 2007)

Lors de la séance de questions d'actualité au gouvernement du jeudi 22 février, le sénateur a interrogé la Ministre déléguée à la Coopération, au Développement et à la Francophonie, Mme Brigitte GIRARDIN, sur la politique africaine de la France.

Vous trouverez ci-dessous la question suivie de la réponse de la Ministre. 

Question adressée à Madame Brigitte GIRARDIN, Ministre déléguée à la Coopération, au Développement et à la Francophonie :

" Le 16 février s’achevait à Cannes la 24ème Conférence des Chefs d’Etat d’Afrique et de France.

Cette réunion a, une nouvelle fois, été l’occasion de faire le point sur l’état de nos relations et de souligner les liens anciens et profonds qui nous unissent au continent africain.

Mais, après le constat, il nous faut, aujourd’hui, nous interroger lucidement sur ce que nous voulons pour l’Afrique, sur les problèmes à résoudre, les défis à relever et la politique que nous voulons y mener.

Sur la base d’un héritage précieux dont il faut préserver l’essentiel, face à de nouveaux acteurs redoutablement ambitieux et peu soucieux des règles du jeu auxquelles nous sommes habitués, à côté de partenaires, sur le continent même, qui sont aussi des concurrents (et on ne peut guère leur en faire grief !), il nous faut tout à la fois assurer notre vocation humaniste (si bien illustrée par l’initiative UNITAID lancée par le Président Chirac, une facilité internationale d’achat de médicaments financée par une contribution de solidarité sur les billets d’avion) et aussi veiller à nos positions et à nos intérêts à la fois culturels, économiques et politiques.

Dans un continent où le facteur humain est encore plus essentiel qu’ailleurs, il nous faut nous ouvrir à l’ensemble des Etats sans décevoir la partie francophone habituée à un traitement privilégié.

Tout en encourageant nos entreprises à être, partout, présentes et à investir, il faut plus que jamais aider aux regroupements régionaux et au renforcement de la sécurité juridique.

Nous avons vocation à entraîner l’Europe dans un partenariat fécond selon les principes du codéveloppement qui doivent aider à une solution du problème de l’immigration ; il nous faut tout à la fois assurer la sécurité de nos compatriotes, participer à la lutte contre les pandémies, promouvoir des formes de démocratie qui conviennent aux différents contextes, organiser un maillage diplomatique, consulaire et de représentation économique adapté et suffisant alors que de nouveaux besoins naissent dans d’autres parties du monde.

La tâche, les tâches sont considérables. Elles sont tellement diverses qu’elles en paraissent parfois contradictoires.

Il faut faire des choix.

Voulez-vous, Madame la Ministre, nous faire profiter de toute l’expérience que vos fonctions vous ont permis d’acquérir en esquissant pour nous les axes prioritaires de votre action que vous souhaitez voir se perpétuer quel que soit le gouvernement qui, demain, sortira des urnes ? "

Réponse de Madame Brigitte GIRARDIN, Ministre déléguée à la Coopération, au Développement et à la Francophonie :

" Oui, Monsieur le Sénateur, nous avons avec l’Afrique, qui est une priorité pour la France, une relation de qualité, comme l’a montré le Sommet de Cannes. Notre politique africaine n’est pas seulement un héritage précieux, mais un capital à faire fructifier.

Plus que jamais, grâce à l’action déterminée du Président Chirac, nous sommes considérés comme les meilleurs connaisseurs et les meilleurs défenseurs de l’Afrique. Depuis longtemps, nous militons pour que ce continent qui est au cœur de l’équilibre du monde, ne soit pas oublié. Nous entraînons aujourd’hui l’Europe derrière nous car les défis du développement sont d’une telle ampleur que l’heure est à la mobilisation générale. La présence à Cannes de la chancelière allemande, présidente de l’Union européenne et du G8, tout comme l’intérêt manifesté à notre demande par la Commission européenne pour le codéveloppement, montrent bien que nous sommes entendus et suivis. Nous devons bien sûr veiller à ce que certains nouveaux acteurs aux motivations commerciales et d’approvisionnement énergétique ne s’affranchissent pas des contraintes politiques, sociales et environnementales que nous nous attachons à respecter nous-mêmes.

Je souhaiterais voir perdurer le processus d’innovation et de refondation que nous avons déjà engagé : quantitativement nous avons doublé notre effort d’APD au cours de cette législature, qualitativement nos actions de coopération sont fondées sur un véritable partenariat comme l’illustrent les 25 DCP que j’ai signés en moins de 2 ans. En outre, je souhaite que l’on continue à porter la même attention à la sécurité de nos compatriotes résidant à l’étranger.

Monsieur le Sénateur, je considère que la politique africaine de la France, qui doit tant à l’engagement personnel du Président Chirac, doit rester l’un des axes majeurs de notre politique étrangère. "


Déjeuner de travail du groupe d’amitié France / Afrique du Sud que préside le sénateur en présence de Monsieur Denis PIETTON, Ambassadeur de France en Afrique du Sud (le 6 février 2007)

Le 6 février, déjeuner de travail du groupe d’amitié France/Afrique du Sud que préside le sénateur en présence de Monsieur Denis PIETTON, Ambassadeur de France en Afrique du Sud, de M. Michel LE DEVEHAT, Direction des relations européennes et internationales et de la coopération (MENESR), de M. Jean-René GEHAN, chargé de mission auprès du Directeur général de la Coopération internationale et du développement (MAE) et de M. Yves-Laurent MAHE, Direction Générale du Trésor et de la Politique Economique (MINEFI). Après qu’ait été évoqué un projet de voyage en Afrique du Sud fin mars, la réflexion a porté sur la manière de concevoir et de réaliser dans ce pays un projet de formation professionnelle et d’enseignement technique adapté aux besoins nombreux et divers de nos entreprises dont les trois ministères représentés sont partie prenante.  

Pour accéder au compte-rendu de ce déjeuner de travail, cliquez ici ...


Article sur le plan école dans la Voix de France (novembre-décembre) : "Plan-Ecole à trois ans : un essai à transformer !" - le sénateur fait le point sur les actions en cours

La voix de France N°519

Plan école à trois ans : un essai à transformer !

La Voix de France vous en a informé dans son dernier numéro, la décision du Ministère des Affaires étrangères de lancer par pays un plan écoles à trois ans est une très bonne nouvelle pour notre enseignement français à l’étranger.

L’obligation faite à nos postes diplomatiques de prévoir et d’organiser le développement de l’enseignement français à l’étranger plutôt que de devoir agir, comme cela est trop souvent le cas, dans l’urgence et souvent la précipitation par manque d’anticipation et de réflexion d’ensemble, est une mesure que tous ont saluée.

Il s’agit en effet, à l’initiative et sous la conduite du chef de poste, c’est à dire, selon le cas, l’ambassadeur ou le consul général, de mobiliser non seulement l’ensemble de la communauté scolaire (chef d’établissement, parents, enseignants, autres personnels) mais aussi toutes les forces vives de nos communautés publiques et privées, ainsi que les représentants des entreprises autour des missions économiques, chambres de commerce et conseillers du commerce extérieur, et les associations bien sûr, au premier rang desquelles l’UFE, et, cela va de soi, les conseillers élus à l’Assemblée des Français de l’étranger.

Les plans réalisés, d’abord au niveau de chacun des établissements devront ensuite être consolidés par pays afin de prendre en compte l’ensemble des écoles et la nécessaire interactivité entre elles.

Ils traiteront aussi bien de la partie pédagogique que matérielle (installations et équipements).

Au niveau pédagogique, les programmes évolueront vers tout ce qui paraîtra nécessaire d’y inclure : apprentissage des langues plus efficace et plus concret, plus grande ouverture sur l’environnement social et culturel, sur le monde économique et l’entreprise, travail en groupe, pratique de l’expression orale et du débat.

Quant aux installations et à l’équipement, leur financement sera soigneusement étudié et la première année du plan se présentera sous la forme d’un véritable budget avec deux colonnes : à gauche celle des projets, des besoins en financement et en personnel, à droite, les moyens de les satisfaire et de les financer.

*

*  *

Cet exercice difficile réclame forcément du temps. Il n’est pas aisé de réunir rapidement les acteurs concernés pour organiser la concertation. Il faut aussi beaucoup de réactivité et d’imagination. D’autant plus qu’il s’agit d’une première. Aucun formatage commun n’a été proposé aux responsables. Il s’agit en quelque sorte d’un exercice en « figure libre » et ils rendront leur copie sous la forme de leur choix.

Il faut imaginer que les plans suivants acquerront au fil des ans une forme type, un formatage, qui facilitera les consolidations et comparaisons et rendra plus aisé le travail des rédacteurs.

Il semble qu’un certain nombre de postes se soient lancés dans l’exercice avec enthousiasme. Pour d’autres, le démarrage parait plus lent.

Il y a cependant obligation d’un résultat positif et complet. Aussi, sans doute, sera-t-il nécessaire d’envisager d’accorder un délai supplémentaire à ces derniers pour qu’ils mobilisent tous les acteurs concernés et, à leur tour, présentent des plans à la fois ambitieux et réalistes.


Interview du sénateur sur www.expatries.senat.fr : "Pleins feux sur André Ferrand" (le 20 décembre 2006, par Anne Esambert, service des Relations Internationales du Sénat)

Le sénateur fait notamment un point sur le plan écoles et le dispositif d'appui au commerce extérieur.

"Le plan école est l'une des mesures phares de votre rapport sur les financements de l'enseignement français à l'étranger. De quoi s'agit-il ?

 

Le plan école représente une avancée majeure. L'objectif est de mobiliser toutes les forces vives de la communauté française, toutes les personnes concernées sur le terrain pour qu'elles s'associent à cette démarche consistant à planifier l'avenir, à établir une vision à terme. Il revient à chaque établissement de rédiger son propre plan à trois ans, puis tous les plans seront réunis et mis en synergie par pays. Je précise qu'il concerne tous les établissements, qu'ils soient en gestion directe, conventionnés ou simplement homologués par l'Education nationale.

Chaque plan devrait à mes yeux comporter deux parties :

1°/ une partie pédagogie et programmes recensant tous les souhaits en la matière : veut-on que l'on apprenne plus de langues, mieux parlées ? Veut-on plus de sports, davantage de travail en équipe, une plus grande ouverture sur le pays, sur l'environnement social, sur la réalité économique et le monde de l'entreprise? entend-on initier les élèves à la pratique de l'échange oratoire, du débat et de la communication ? ... On pourrait ainsi imaginer que nos établissements de l'étranger servent de laboratoires où seraient mises au point l'optimisation de la formation idéale de l'honnête homme du XXIe siècle, la définition d'un nouveau socle de connaissances destiné à préparer des citoyens français modernes, armés pour la mondialisation.

2°/ une partie modernisation, extension, construction, développement que ce soit en matière de locaux, de terrains ou d'équipements.

La première année du plan devrait se présenter comme un véritable document budgétaire. En face de chaque dépense prévue, il doit y avoir une recette. Cela oblige à être très réaliste et à chercher toutes les idées pour compléter le financement en associant telle ou telle entreprise ou les autorités locales ou l'Europe, ou même une collectivité territoriale dans le cadre de la coopération décentralisée. En fait, il s'agit de faire le tour de toutes les pistes recensées dans le rapport.

Est-ce que les entreprises jouent le jeu ?

Cela dépend souvent de l'intérêt personnel du responsable local. Mais je suis convaincu que les entreprises, françaises d'abord, seront d'autant plus enclines à s'investir dans le financement de nos écoles à l'étranger qu'elles seront localement associées très en amont au plan.

Qui coordonne le plan écoles dans chaque pays ?

Le rôle de l'Ambassadeur est essentiel. Le plan est réalisé à son initiative et sous sa responsabilité, avec, auprès de lui, le Conseiller de coopération et d'action culturelle (COCAC) pour le relayer. Il faut qu'il soit capable non seulement de mobiliser toute la communauté éducative (chefs d'établissements, comités de gestion, représentants des parents et des personnels) mais aussi les autres acteurs de la communauté française, en particulier et autour des chefs de mission économique, les représentants des entreprises (chambres de commerce et d'industries, conseillers du commerce extérieur), les grandes associations et bien entendu, les conseillers élus à l'Assemblée des Français de l'étranger. Il est essentiel que tous soient associés le plus en amont possible et se mobilisent pour la réussite de ce plan.

Est-ce que beaucoup d'ambassades ont déjà remis leur « copie » ?

Quelques unes. Je viens de recevoir un exemplaire du plan suisse qui me paraît tout à  fait remarquable !

Mais comme il s'agit d'une première et en quelque sorte d'un exercice libre, sans figures imposées, il faudra sans doute un certain temps pour achever l'exercice. J'espère qu'à l'issue d'une nécessaire période de rodage, nous disposerons d'un corpus de documents qui facilitera d'éventuelles consolidations et comparaisons et rendra plus aisé le travail des rédacteurs. Je remercie d'ores et déjà tous les contributeurs au plan de l'année 2007.

Est-il possible de comparer le réseau français aux autres réseaux d'établissements étrangers dans le monde ?

Cela ne manquerait certainement pas d'intérêt. Nous sommes les seuls au monde avec les Allemands à avoir un réseau d'établissements aux programmes normalisés permettant aux élèves de passer d'un établissement à l'autre. Le réseau allemand compte environ 120 à 130 établissements quand le réseau français en compte 430. Les écoles américaines ou anglaises,  quant à elles, scolarisent sans doute plus d'élèves que les établissements français mais dans des établissements privés auxquels l'éducation nationale de chacun de ces pays ne donne pas son homologation.

J'aimerais mentionner à cet égard - pour avoir beaucoup soutenu ce dossier auprès du ministre des affaires étrangères que j'accompagnais en Israël en mai dernier - le projet de lycée franco-israélien de Tel Aviv qui devrait voir le jour en 2007. Dans un premier temps, des classes de troisième et de seconde ouvriront dans l'enceinte du lycée d'enseignement agricole Mikve Israël qui a été créé il y a plus de 100 ans par l'Alliance israélite universelle, une institution française. Il était anormal qu'avec 100.000 Français en Israël et quelque 500.000 francophones, il n'y ait pas de lycée digne de ce nom si l'on excepte le lycée français de Jérusalem - qui, aujourd'hui, accueille une majorité d'élèves palestiniens - et une petite école à Tel Aviv.

Vous allez soutenir en 2007 une opération intitulée « Jeune planète rugby ». De quoi s'agit-il ?

Cette opération, à laquelle le Président Poncelet a bien voulu accorder le patronage du Sénat aux côtés d'autres parrains dont le Ministère des Affaires étrangères et l'AEFE, a été initiée par trois hommes passionnés de rugby : le proviseur du Lycée français de Tokyo, le proviseur du Lycée franco-argentin de Buenos Aires et le directeur du primaire du Lycée français de Johannesburg. Elle est aussi soutenue par Patrick Hays, ancien élu au CSFE et père du Lycée français de Singapour, un des fleurons de notre réseau.

L'idée est de profiter de la coupe du monde de rugby qui aura lieu en France à l'automne 2007 pour permettre à 60 jeunes, garçons ou filles, scolarisés dans des établissements français et locaux à l'étranger - 30 élèves d'établissements français et 30 élèves d'établissements locaux - de se retrouver pendant quinze jours en France pour participer à la grande fête du rugby. Ils assisteront à des matches, participeront à des rencontres sportives avec des équipes scolaires françaises et seront reçus au Sénat. L'objectif est tout à la fois de valoriser le réseau des établissements français à l'étranger, de renforcer les liens entre les établissements français participants et les structures scolaires et sportives des pays d'accueil, de faire découvrir et aimer notre pays aux jeunes étrangers et de faire rayonner les valeurs que porte le rugby.

Quelle analyse portez-vous sur l'évolution du dispositif de promotion du commerce extérieur ?

Je voudrais d'abord saluer l'action de Mme Lagarde, notre ministre du commerce extérieur, la qualité et la détermination de son engagement personnel ainsi que l'heureuse et intense activité qu'elle déploie. Pour l'avoir accompagnée dans un certain nombre de voyages, j'ai pu constater son impact personnel et la manière dont elle valorise l'image de la France et de l'économie française bien aidée, il faut le dire, par son authentique bilinguisme.

Je considère l'évolution d'Ubifrance comme très positive. L'Agence est désormais chargée de piloter l'action des missions économiques dans le domaine de l'appui aux entreprises. Installée dans de nouveaux locaux, elle dispose aujourd'hui d'un outil très adapté. Ubifrance devient le fer de lance de l'animation du réseau, avec une politique d'objectifs et d'évaluation incluant la mise en place d'indicateurs liés aux résultats.

Le plan « Cap Export » est également une bonne initiative avec la définition d'une dizaine de mesures, la désignation de cinq pays superprioritaires parmi les vingt-cinq présélectionnés, le développement d'une culture d'évaluation des résultats, la rémunération liée en partie à ceux-ci. Toute la difficulté est de définir les bons indicateurs (chiffre d'affaires, taux de satisfaction des clients, nombre de VIE...). Mais les résultats obtenus en matière de mobilisation du réseau sont encourageants.

Bien sûr, il reste encore beaucoup à faire en particulier au niveau de la couverture du terrain par un maillage suffisamment dense d'acteurs qui, aux côtés des missions économiques, devraient de plus en plus relever de notre réseau des chambres de commerce à l'étranger. Les chiffres du commerce extérieur sont loin, aujourd'hui, d'être brillants mais cela est lié à beaucoup d'autres facteurs, en particulier à la structure de notre production industrielle.

Il faut aussi se réjouir de l'augmentation importante de VIE. Même si, évidemment, toute la demande n'est pas satisfaite (plus de 40000), il en existait tout de même quelque 4500 en poste en novembre 2006, soit  + 30%  par rapport à novembre 2005.

Comment, précisément, réduire le fossé entre l'offre et la demande en matière de VIE ?

Le système a malheureusement des limites et l'adéquation complète entre l'offre et la demande n'est pas pour demain Les entreprises préfèrent parfois recourir à des stagiaires dont le coût est en général moins onéreux. Les conseillers du commerce extérieur sont associés à l'effort et jouent un rôle déterminant.

Comment l'action des conseillers du commerce extérieur doit-elle s'articuler par rapport à celle d'Ubifrance ?

Les conseillers du commerce extérieur sont des gens de terrain qui appartiennent au secteur privé et dont la vocation initiale était seulement de conseiller les pouvoirs publics. En fait, leur rôle, aujourd'hui, va bien au-delà. Souvent également membres des conseils d'administration de nos chambres de commerce à l'étranger, ils réunissent les acteurs et rendent plus efficace et opérationnel le réseau en rationalisant l'action des chambres de commerce et des missions économiques.

En partant du constat qu'il y a un chevauchement entre les missions économiques et les chambres de commerce ?

Cela est de moins en moins une réalité. L'objectif, c'est la complémentarité. Elle ne se décrète pas depuis Paris mais en fonction du contexte local. Ce sont aux acteurs sur place à organiser synergie et harmonie.

Que vous a apporté votre stage à M6?

J'ai demandé à faire ce stage à M6 parce que j'étais curieux de savoir si une chaîne privée,  donc perçue comme prisonnière de l'audimat, pouvait cependant se soucier d'éthique, éventuellement porter des messages citoyens et, pourquoi pas, participer à la cause de la présence et de l'influence françaises dans le monde. J'ai découvert que ses dirigeants étaient très conscients de leurs responsabilités même si, bien sur, ils n'ont guère le choix en ce qui concerne leurs priorités dans un contexte concurrentiel féroce. J'ai aussi découvert, moi qui viens du monde de l'entreprise, une entreprise bien structurée et bien gérée, avec un personnel de qualité, des objectifs et ... beaucoup d'ambition !"


Stage d'immersion chez M6 les 27 et 28 novembre

Dans le cadre des stages d’immersion en entreprise organisés par la Présidence du Sénat, les 27 et 28 novembre, le sénateur a découvert la société M6

Il a rencontré  les principaux responsables de la Chaîne, notamment M. Nicolas de Tavernost, Président du Directoire. 

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André Ferrand et Nicolas de Tavernost, Président du Directoire de M6

Présentation de la conférence de rédaction et de la régie publicitaire, visite de la salle de rédaction. Ce stage a été l’occasion pour le Sénateur de découvrir une entreprise performante et d’attirer l’attention de M6 sur les Français de l’étranger.

Pour voir le programme du sénateur, cliquez ici...


Interview sur le plan école dans la Voix de France (septembre-octobre) : "le plan école, une avancée majeure !"

La voix de France N°518

Le plan école, une avancée majeure !

 

Un plan école pour chaque établissement français à l’étranger : le ministère des Affaires étrangères a décidé de mettre en oeuvre l’une des mesures les plus importantes du rapport du Sénateur André Ferrand sur les financements de l’enseignement français à l’étranger. En juillet, un télégramme diplomatique est arrivé dans chaque ambassade signé par Philippe Etienne, le Directeur général de la Coopération internationale et du Développement, également Président du Conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). La machine est lancée. Chaque plan école doit être rédigé pour fin janvier. Le Sénateur revient sur les enjeux du plan école.

Le plan école est l’une des mesures phares de votre rapport sur les financements de l’enseignement français à l’étranger. Comment vous est venue cette idée de plan école à moyen terme ?

Lors de ma mission, au cours de mes nombreux déplacements et visites d’établissements, j’ai pu constater qu’il était très rare qu’existe une vision à terme concernant l’évolution des établissements. On avait trop souvent « le nez dans le guidon » se contentant de trouver des solutions de dernière minute peu de temps avant la rentrée. Cette situation était anormale et j’ai voulu tout mettre en œuvre pour que les établissements français s’obligent à analyser leur situation et à planifier leur avenir. J’ai donc proposé un plan école à trois ans. L’idée a été unanimement soutenue, avec constance, par la commission des affaires culturelles et de l’enseignement de l’Assemblée des Français de l’étranger, puis par l’ensemble de l’AFE qui a suivi la commission.

Alors en quoi consiste ce plan école à 3 ans ?

Le plan école concerne la situation et l’évolution de tous les établissements scolaires homologués par le Ministère de l’Education nationale français ou ayant vocation à l’être. Il n’y a pas de cadre prédéfini. Ce sera un exercice libre au début mais on peut imaginer qu’on évoluera ensuite vers une harmonisation de la forme.

Dans le télégramme officiel, le plan est décrit comme devant constituer « un document d’orientation visant à définir le rôle du ou des établissements à programme français implantés dans un pays tant vis-à-vis des élèves français que nationaux, à préciser leur contribution à notre action d’influence et de coopération, à fixer des objectifs dans ces domaines tout en décrivant les évolutions qu’il convient d’engager pour les atteindre (accords ou conventions spécifiques, modification de statuts, coopération…). » Ce plan prévisionnel devra notamment contenir des chapitres sur les programmes et la pédagogie, les effectifs, les projets immobiliers et l’équipement.

Il doit être rédigé par établissement et pour tous les établissements qu’ils soient « en gestion directe », « conventionnés » ou simplement homologués par l’Education nationale. Il s’adresse aussi aux écoles qui ont choisi un programme FLAM (Français Langue Maternelle). Les plans de chaque établissement sont réunis et mis en synergie au niveau du pays.

C’est donc très ouvert. Il n’y a pas de restriction ?

Non. C’est tout le contraire. Le plan doit balayer toute la vie de l’établissement. Il intégrera aussi tous les projets de développement ou de création de nouveaux établissements. Mais surtout, cela doit être un document chiffré s’apparentant à un véritable budget plan. En face de chaque objectif, il doit y avoir, au moins pour la première année, un financement.

Qui sont les auteurs du plan école ?

Le plan sera réalisé à l’initiative et sous la responsabilité de l’Ambassadeur. Celui-ci associera à l’élaboration du plan, d’abord tous les acteurs de la communauté éducative (chefs d’établissements, comités de gestion, représentants des parents et des personnels), mais aussi les autres acteurs de la communauté, en particulier les représentants des entreprises (chambres de commerce et d’industrie et conseillers du commerce extérieur, …), les missions économiques, les associations concernées et, bien entendu, les conseillers élus à l’Assemblée des Français de l’étranger. Il faut absolument que tous les intéressés participent à la réflexion et à la rédaction de ces plans. Tous les élus et les membres de l’UFE doivent se mobiliser sur le terrain pour leur réussite. L’importance de l’enjeu est telle que ce doit être l’affaire de tous !

Justement ne craignez vous pas des frilosités, des oppositions ?

Pourquoi ? Non, car chacun sait aujourd’hui que le développement de notre réseau d’écoles constitue un facteur d’influence exceptionnel.

Nous avons enregistré des progrès. Maintenant, plus que jamais, ce sont les initiatives locales qui accélèreront la marche du cercle vertueux qui s’est mis en route.

Une fois le plan réalisé, il s’agira de le mettre en œuvre et la qualité des animateurs fera la différence.

Chacun doit trouver sa place et son compte.

Prenons deux exemples. Pourquoi associer les entreprises? Parce qu’elles ont besoin de nos écoles pour les enfants de leurs cadres. Associer les entreprises en amont, c’est faire en sorte qu’elles puissent exprimer leurs souhaits et se sentent plus concernées par la vie des établissements. Ainsi, elles accepteront plus facilement de participer au financement des projets dont elles seront parties prenantes.

Deuxième exemple : nous avons besoin de la participation des enseignants car, au cœur même de la réflexion en matière pédagogique, ils sont, sur place, imprégnés de l’environnement local. Ils apportent idées et projets pour faire évoluer les programmes.  

Concernant la pédagogie justement, quelles pistes de travail préconisez-vous ?

D’abord, il faut rappeler que la pédagogie est fonction des instructions ministérielles. On ne peut pas faire n’importe quoi. Il s’agit de l’école de la République et la force du système réside dans le réseau qu’il constitue. Un élève doit continuer à pouvoir passer de n’importe lequel de nos quelques 430 établissements à un autre situé en France ou dans n’importe quelle autre partie du monde.

Mais cela ne doit pas nous empêcher d’innover et d’avancer sur les plans à la fois des contenus et des diplômes.

Un accent essentiel devra de plus en plus être mis sur l’ouverture sur le pays, le bi voire le trilinguisme, l’internationalisation des programmes et des certifications.

L’adaptation et la formation des enseignants à ces programmes spécifiques ainsi que leur motivation feront l’objet d’une attention particulière.

Pourquoi nos établissements à l’étranger ne serviraient-ils pas de laboratoires pour un enseignement nouveau en France ? Gardons la rigueur, l’exigence d’excellence et la formation du jugement et des esprits qui font la réputation de notre enseignement. Mais ouvrons nous sur ce qu’il y a de bon à prendre ailleurs. L’ensemble du système éducatif français peut profiter de ces expériences et former chez nous des jeunes mieux préparés pour affronter le monde moderne.

Quel sera le rôle du Ministère de l’Education nationale ?

Son rôle sera essentiel dans l’élaboration des programmes et toutes les avancées qui restent à effectuer dans leur internationalisation ainsi que celle des certifications.

Il devra aussi s’investir encore plus pour satisfaire aux besoins de formation et d’adaptation à cette évolution des personnels enseignants et pour faciliter leur nécessaire mobilité.

A quand le bilan ?

Tous les ans! Il est proposé aujourd’hui de rédiger un plan école glissant sur trois ans. Cela signifie que, chaque année, à la même époque, à la lumière des réalisations de l’année passée, on fait le point et le plan est à nouveau analysé, critiqué, réécrit pour être adapté aux trois années suivantes.

L’AEFE interviendra-t-elle ?

Bien sûr ! Elle sera même forcément au cœur de l’exercice. J’imagine qu’elle devra contractualiser ses engagements avec les établissements eux-mêmes (en particulier ceux qui sont en gestion directe) à moins qu’il ne soit décidé qu’elle le fasse au niveau du pays. Et puis n’oublions pas que c’est elle qui tient les cordons de la bourse de l’Etat. Elle devra en particulier veiller à ce que, par le jeu de ses subventions et des bourses, tous les enfants aient accès aux établissements de notre réseau.

Son rôle est indispensable et le réseau aura plus que jamais besoin d’elle.

Quant à son propre plan, il devrait être idéalement l’addition, la consolidation de l’ensemble des plans.

Le fait que le Ministère des Affaires étrangères et la DGCID décident d’instaurer un plan école pour chaque établissement est-il le signe d’une volonté des pouvoirs publics de renforcer le réseau ?

Cela me paraît certain.

Je vous l’ai dit, il y a eu une grande prise de conscience à tous les niveaux, et en particulier aux plus élevés, de l’extraordinaire importance de l’enjeu.

On s’attache aussi aujourd’hui à attirer dans notre enseignement supérieur les élèves étrangers issus de nos lycées de l’étranger. C’est un intérêt supplémentaire.

Dans son discours d’ouverture de la récente assemblée plénière de l’Assemblée des Français de l’étranger, Monsieur Douste-Blazy, notre Ministre des Affaires étrangères, n’a pas hésité à affirmer : « moi, je fais partie de ceux qui pensent que mon premier rôle, c’est celui de tout faire pour développer des lycées français à l’étranger ».

Autour de lui, les responsables au Ministère sont, j’en témoigne, très convaincus et très engagés. Cela bouge. La décision concernant la mise en œuvre de ces plans école en est la preuve.

Il reste encore beaucoup à faire, bien sûr, mais nous sommes sur la bonne voie et je m’en félicite.


Situation financière des familles des enfants scolarisés dans les établissements français du Liban 

Le Sénateur a attiré l'attention du Ministre des Affaires étrangères, M. Philippe Douste-Blazy, sur la situation financière des familles des enfants scolarisés dans les établissements français du Liban après les évènements survenus cet été.

Lettre au Ministre (31/08/06) (cliquez ici...)

Réponse du Ministre (05/10/06) (cliquez ici... P.1 - P.2)  


Question orale avec débat sur les modes de gestion des crises africaines

Question orale avec débat n° 0018A de M. André Dulait (Deux-Sèvres - UMP) publiée dans le JO Sénat du 28/09/2006 - page 2465

" M. André Dulait appelle l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur les modes de gestion des crises africaines. L'ampleur des désastres humanitaires et la déstabilisation régionale que suscitent les crises africaines actuelles, qu'il s'agisse de la Côte d'Ivoire, du Darfour ou du Congo, nécessitent une implication extérieure qui soit à la fois légitime et efficace. La France prend une part active dans la gestion de ces crises en privilégiant l'intervention de l'Organisation des Nations unies et de l'Union africaine. Force est de constater que, sur le terrain des opérations, elle se retrouve souvent en première ligne, par défaut de volonté ou de capacité d'autres acteurs (UA, UE, ONU...). La France ne peut se désintéresser du sort de l'Afrique et des Africains mais elle est parfois desservie par sa tradition de présence sur le continent. Devant ce constat, quels instruments privilégier ? L'exemple de la FINUL renforcée peut-il être le prélude à une rénovation attendue des opérations de maintien de la paix des Nations unies en Afrique, qui pourrait entraîner l'engagement sous casques bleus de forces armées occidentales ? Quelle coopération militaire devons-nous développer face aux besoins des organisations sous-régionales africaines ? Quelle place et quel rôle pour l'Union européenne qui paraît bien absente sur le terrain politique, alors qu'elle occupe le premier rang des bailleurs internationaux ? Quelles formes d'aide au développement la France doit-elle soutenir, l'impératif premier de la réduction de la pauvreté ne pouvant être mis en oeuvre que dans des conditions de sécurité minimale des populations, servies par des formes d'organisations politiques légitimes et reconnues commes telles ? "

***

Intervention du sénateur en séance publique le 5 octobre au nom du groupe UMP lors du débat suivant la question orale du Sénateur André DULAIT sur les modes de gestion des crises africaines :

" Monsieur le président, mesdames les ministres, débattre du mode de gestion des crises africaines, c'est s'interroger sur le rôle que joue la France dans le règlement de ces crises aujourd'hui et sur celui qu'elle jouera demain.

C'est également étudier les évolutions observées depuis une dizaine d'années dans ce domaine, je pense, notamment, à la place tenue par les organisations multilatérales, telles que l'Union européenne, l'ONU ou l'Union africaine.

C'est, enfin, se poser la question de la prise en charge de la sécurité du continent par les Africains eux-mêmes.

Le rôle de la France dans la gestion des crises africaines pose la question plus générale de la politique africaine de notre pays, de son histoire, de sa légitimité et de son avenir.

Les relations entre la France et l'Afrique sont traditionnellement marquées par un fort bilatéralisme, d'abord dans un contexte exclusivement francophone, puis -  ce dont il faut se féliciter - dans le cadre d'un périmètre plus large, anglophone ou lusophone.

Cette logique traditionnelle de relations bilatérales s'articule autour de trois volets interdépendants : les questions de sécurité, c'est-à-dire la défense des États et la résolution des conflits ; les questions politiques, et, enfin, les questions économiques.

En matière de défense des États, il existe, à leur base les accords de défense et les accords de coopération militaire technique. Or nous assistons depuis plusieurs années à une évolution qui réside dans la désuétude de ces deux types d'accords.

En effet, les références aux premiers sont de plus en plus rares, même si certains sont encore en vigueur.

Quant aux seconds, à savoir les accords de coopération militaire technique, leur importance diminue depuis quelques années avec la réduction du nombre des coopérants, des forces prépositionnées et des stagiaires militaires africains en France.

Cette situation nouvelle permet de laisser place à des concepts innovants, dont le RECAMP, c'est-à-dire le renforcement des capacités africaines de maintien de la paix. Ce programme, lancé en 1997, consiste en un appui à la formation et à l'entraînement, voire, parfois, à des engagements opérationnels.

Désormais, la politique française en matière de sécurité en Afrique s'attache fortement au maintien de la paix et de la sécurité régionale. La France a choisi de renforcer les capacités africaines de maintien de la paix ; il s'agit de former des unités au sein des armées africaines au maintien de la paix et de la sécurité essentiellement régionales, en vue d'un déploiement en cas de conflit. Cette évolution ne se fait plus dans un cadre strictement francophone et reçoit le soutien financier et logistique de la France.

La France n'entend donc plus - on l'a dit et redit  - être le « gendarme de l'Afrique », même si elle maintient une présence militaire importante sur le continent. On ne peut, en effet, ignorer que l'armée française est concernée au quotidien par les crises africaines, puisque quelque 11 000 hommes sont actuellement stationnés sur le continent.

Depuis septembre 2002 et le développement de la crise ivoirienne, elle met en oeuvre un mode nouveau de règlement des crises qui associe l'engagement direct des troupes françaises, placé sous mandat de l'Organisation des Nations Unies, et l'appui aux organisations régionales.

Comme le montre l'excellent rapport de nos collègues de la commission des affaires étrangères, sur l'initiative de son président André Dulait, l'enjeu consiste désormais à construire un partenariat sécuritaire à la fois légitime et efficace, dans un contexte politique africain de rejet global des interventions extérieures. L'ONU, l'Union africaine, l'Union européenne et les organisations sous-régionales africaines doivent trouver leur place dans le dispositif.

En matière de questions politiques, deux éléments nouveaux apparaissent : la démocratisation et l'État de droit.

La France s'attache à la promotion de la démocratie dans les États africains en soutenant les pays qui ont déjà franchi le pas avec l'instauration d'un pluralisme politique et l'organisation d'élections régulières.

L'évolution vers un État de droit constitue l'autre dimension des questions politiques et consiste en la mise en place d'un système juridique destiné à protéger les individus et les institutions contre toute ambition politique dictatoriale.

Dans cette optique, la coopération se concrétise par la pression que la France exerce en vue de l'instauration d'un État de droit au sein duquel la Constitution protège les institutions et consacre les libertés fondamentales, où la liberté d'expression et d'opinion prend corps dans un pluralisme politique responsable et par le refus des coups d'État, conformément au principe de l'Union africaine de prohibition des changements anticonstitutionnels.

Quant au volet économique de la politique africaine de la France, s'il est souvent considéré à travers l'aide publique au développement, il faut aussi et surtout prendre en compte la participation importante de nos entreprises aux économies africaines.

À cet égard, je souhaite mettre l'accent sur une initiative française particulièrement heureuse, à savoir l'organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires, l'OHADA. Cette organisation regroupe aujourd'hui seize pays, dont les quatorze de la zone franc, et sa version Internet représente le portail du droit des affaires en Afrique.

À cette logique traditionnelle de relations bilatérales, qui connaît, nous venons de le voir, une évolution vers un partenariat fort dans une perspective de stabilité, de solidarité et de développement durable, il convient d'ajouter une nouvelle logique de relations multilatérales.

En effet, notre pays collabore de plus en plus avec les regroupements africains, notamment en matière de sécurité. Par ailleurs, la France inscrit cette politique dans le cadre plus large d'organisations internationales auxquelles elle participe. C'est le cas de l'Union européenne avec la politique étrangère et de sécurité commune, la PESC, qui s'attache à la prévention et au règlement des conflits.

En la matière, une coopération très avancée a été mise en place avec la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest et avec la Communauté de développement de l'Afrique australe.

Par ailleurs, hormis cette assistance financière, la PESC débouche essentiellement sur des prises de position commune des États de l'Union européenne et des déclarations de la présidence, auxquelles s'associent souvent d'autres pays européens non membres de l'Union.

Les positions de l'Union européenne sont en adéquation avec la nouvelle dynamique de la politique africaine de la France, s'agissant notamment des questions politiques. À cet égard, le cas de la crise ivoirienne est exemplaire.

La nouveauté de la politique africaine de la France réside dans le développement de sa dimension multilatérale. Notre pays, d'une part, collabore de plus en plus avec les regroupements d'États africains et, d'autre part, inscrit sa politique dans le cadre plus large d'organisations internationales, telles que l'Union européenne ou l'Organisation internationale de la francophonie.

La francophonie, en effet, c'est avoir en partage non seulement la langue française, mais également des valeurs universelles, à savoir la promotion de la paix, de la démocratie et des droits de l'homme. Elle constitue indiscutablement un périmètre d'influence pour notre pays, qui doit jouer un rôle dans le cadre de la gestion multilatérale des crises africaines.

La politique africaine de la France est donc en pleine évolution, à deux égards.

D'une part, on observe depuis quelques années une rationalisation des ressources de notre pays et de l'action africaine, qui correspond à l'impératif d'intérêt national. Celui-ci caractérise les relations extérieures de tous les États et contraste nettement avec la politique fondée sur des liens personnels, qui était le propre des rapports franco-africains jusqu'au milieu des années 1990.

D'autre part, on constate une responsabilisation implicite des dirigeants africains issus des nouvelles générations, qui souhaitent mettre fin aux relations traditionnelles de parrainage et n'hésitent pas à se tourner vers de nouveaux partenaires.

Aujourd'hui, nous sommes convaincus que, malgré la rationalisation de sa politique étrangère, dans un cadre bilatéral comme à travers le multilatéralisme, la France doit rester présente en Afrique. Elle ne doit en aucun cas se désengager des théâtres africains, car le vide qu'elle laisserait alors serait comblé par d'autres, souvent moins bien intentionnés.

Les événements de ces dernières années ont montré que la dimension stratégique de la présence française en Afrique permettait à la fois de protéger les quelque 200 000 ressortissants français qui y résident et d'aider les Africains à gérer les crises, tant qu'elles n'atteignent pas un degré d'intensité trop élevé.

Toutefois, la France ne peut se trouver en position de devoir régler seule les crises africaines. Toute intervention militaire française suppose une décision et un mandat de l'ONU, ainsi qu'une demande des organisations régionales. La responsabilité des opérations doit être rapidement confiée à d'autres acteurs, européens ou africains.

Le rôle de notre pays est de mieux impliquer ses partenaires européens en Afrique, car - soyons-en certains, mes chers collègues -, ce continent constitue plus que jamais une région propice aux crises. Or celles-ci ont des effets de plus en plus intenses hors d'Afrique, par le biais de l'immigration, des trafics de drogues ou d'armes ou encore des extrémismes religieux.

La communauté internationale doit donc s'impliquer de plus en plus fortement dans ces crises, comme le fait l'Union européenne en République démocratique du Congo avec l'opération Artémis. Les Nations unies, pour leur part, ont plus assuré des fonctions d'interposition que contribué à la résolution militaire des crises. Quant à l'OTAN, l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord, elle souhaite s'engager davantage en Afrique, sous l'impulsion, notamment, des États-Unis.

Il serait souhaitable de mettre fin à la rivalité qui oppose, principalement au Soudan, l'OTAN à l'Union européenne, d'autant que l'action internationale, il faut le reconnaître, n'est pas toujours très efficace, tant les sorties de crises sont lentes et les règlements politiques difficiles à conclure.

Les Africains doivent-ils s'approprier la gestion des crises ? Une telle démarche volontariste a été engagée par l'Union africaine, les organisations sous-régionales et leurs différentes instances, sur l'initiative de l'Afrique du Sud, en particulier. Il existe donc une réelle volonté d'agir, mais le décalage entre les très grandes ambitions affichées et les résultats limités obtenus, du fait de la faiblesse des moyens et des rivalités entre États et dirigeants, apparaît pour l'instant insurmontable.

Une nouvelle fois, il faut souligner le rôle joué par l'Afrique du Sud, qui bénéficie d'une aura politique incontestable et possède un poids militaire important. Ce pays est une véritable démocratie aux fondements solides. Il constitue sans nul doute un partenaire important, souvent encore potentiel, pour la France : nos objectifs peuvent coïncider, dans la mesure où ils correspondent à ceux des autres pays africains, ce qui, malheureusement, n'est pas toujours le cas.

La gestion des crises, particulièrement en Afrique, est donc de plus en plus difficile, car elles sont plus longues et leur résolution est plus complexe. La communauté internationale, c'est-à-dire les États qui disposent de la volonté et des moyens d'intervenir, a atteint ses limites en termes d'engagement financier et de capacités d'action.

Certaines crises, comme au Congo, posent des problèmes immenses, et leur résolution n'est pas à la portée de la France seule, ni même de l'Union européenne. Leur règlement global relève aujourd'hui du Conseil de sécurité des Nations unies. La conséquence en est simple : le règlement définitif d'une crise n'est jamais exclusivement militaire, mais toujours fondamentalement politique.

Je suis persuadé, comme le note fort bien le rapport de la commission, que la France doit réaliser un vrai travail d'explication et de pédagogie à propos de sa politique en Afrique. Nous devons afficher notre stratégie, nos objectifs et nos méthodes pour ce continent. La réorientation de la politique française sur les questions de sécurité en Afrique doit être lisible par tous.

En effet, nous avons un rôle crucial à jouer dans cette partie du monde, qui nous est si proche, grâce à notre expérience, notre connaissance des hommes et du terrain, notre réseau diplomatique, nos moyens militaires et, surtout, notre capacité à convaincre nos partenaires européens de l'importance des enjeux, même si nous savons que le chemin sera long et difficile avant que l'Union européenne ne soit perçue comme un acteur majeur en Afrique.

Il nous faut donc soutenir la présence de nos partenaires européens sur le terrain, dans les opérations et dans la formation des armées locales. Ce mouvement qui s'amorce doit être porté par notre pays au nom de la stabilité et de la sécurité en Afrique. Il doit permettre la mise en place d'un partenariat équilibré entre l'Europe et ce continent. C'est la seule façon d'apporter une réponse crédible et durable aux crises africaines. C'est la meilleure solution dont nous disposons pour que la place de notre pays en Afrique soit assumée et respectée.

Mes chers collègues, je voudrais conclure en évoquant la situation en Côte d'Ivoire. L'intervention française dans ce pays mobilise plus de 4 000 hommes, ce qui est considérable. Cette opération, placée sous mandat des Nations unies, visait à mettre en place, en appuyant les forces africaines de la CEDEAO, les conditions nécessaires à la recherche d'une solution politique.

Le choix de nous interposer militairement entre les deux camps en présence nous place dans une situation difficile, et nous n'avons pu, malheureusement, éviter de nous impliquer directement dans le conflit. Une résolution des Nations unies a créé le groupe de travail international sur la Côte d'Ivoire, qui doit définir un processus de sortie de crise.

Mesdames les ministres, pouvez-vous nous éclairer sur la situation actuelle en Côte d'Ivoire ? Comment imaginez-vous qu'elle puisse évoluer ? Jusqu'à quand durera l'opération Licorne ?

Madame la ministre de la défense, comment créer les conditions d'un retrait militaire, dans le respect de nos engagements, puis comment le gérer, tout en continuant à assurer la sécurité de nos compatriotes ?

Madame la ministre déléguée, s'agissant de la crise politique en Côte d'Ivoire, où des élections auraient dû être organisées en ce mois d'octobre 2006, quel est le scénario qui vous semble le plus plausible ? Qu'en pensent vos partenaires du groupe de travail international, au sein duquel vous jouez un rôle dont nous connaissons l'importance ?

Pour la France, bien plus que pour tout autre pays engagé en Côte d'Ivoire, la résolution de cette crise est essentielle, tant nos positions et nos intérêts politiques, stratégiques, économiques et culturels sont demeurés importants dans ce pays.

Monsieur le président, mesdames les ministres, mes chers collègues, parce que je suis leur représentant, je profite de l'occasion qui m'est offerte pour saluer avec chaleur l'engagement de tous nos compatriotes, encore nombreux, qui sont restés en Côte d'Ivoire et y assurent la présence de la France. Il était important, me semble-t-il, de leur rendre un hommage particulier au cours de ce débat." (Applaudissements sur les travées de l'UMP.)

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Réponse de la Ministre déléguée à la Coopération internationale et au développement, Mme Brigitte GIRARDIN : (cliquez ici...)

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Réponse de la Ministre de la Défense, Mme Michèle ALLIOT-MARIE : (cliquez ici...)

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Projet de loi sur l'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l'Union européenne - adoption définitive : 

Intervention du Sénateur en séance publique le 3 octobre dans le cadre de sa mission de suivi de cette candidature au sein de la Délégation pour l'Union Européenne du Sénat :

" Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, nos amis bulgares voudront bien m'en excuser, je ne parlerai, dans mon intervention, que de la Roumanie. En effet, comme l'ont rappelé M. Blanc et M. Haenel, j'ai eu le privilège d'être désigné, en 2002, comme rapporteur chargé du suivi de la candidature de la Roumanie au sein de la délégation du Sénat pour l'Union européenne.

Durant ces quatre années, j'ai effectué plusieurs déplacements dans ce pays et j'ai rendu compte à intervalles réguliers, devant la délégation, des avancées obtenues par la Roumanie, mais aussi des difficultés qu'elle a rencontrées dans sa marche vers l'Union européenne.

Ma conviction, aujourd'hui, est que ce pays est suffisamment préparé pour entrer dans l'Union européenne au 1er janvier 2007.

Nous savons tous que la Roumanie est partie de beaucoup plus loin que les autres pays d'Europe centrale et orientale. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle elle n'a pas été retenue dans la précédente vague d'élargissement de 2004.

Pendant longtemps, ce pays a même été en retard par rapport à la Bulgarie. Or la situation semble à présent s'être inversée et elle paraît désormais mieux placée.

Pour reprendre l'expression employée par la Commission européenne dans son dernier rapport de suivi en date du 26 septembre 2006, « la Roumanie a déployé des efforts considérables pour parachever ses préparatifs d'adhésion à l'Union européenne ». La Commission en conclut que la Roumanie sera en mesure d'assurer les droits et obligations liés à l'adhésion au 1er janvier 2007.

Pour mesurer les progrès accomplis par ce pays, je ne mentionnerai qu'un seul domaine, celui de la justice.

Depuis 1997, la Commission considère que la Roumanie remplit les critères politiques de l'adhésion, c'est-à-dire la démocratie, l'état de droit, le respect des droits de l'homme et des minorités. Cette appréciation globalement favorable était toutefois assortie de sérieuses réserves dans les précédents rapports de la Commission, en particulier s'agissant de l'indépendance de la justice et de la lutte contre la corruption. Or, dans ces domaines, le gouvernement roumain a accompli d'incontestables progrès ces dernières années.

Ainsi, la Roumanie s'est dotée, à l'été 2005, d'une nouvelle législation qui garantit l'indépendance du système judiciaire. Une École nationale de la magistrature a été créée, ainsi qu'un Conseil supérieur de la magistrature. De nouveaux juges et procureurs ont été recrutés sur concours et un système informatisé d'attribution aléatoire des affaires aux juges a même été introduit.

Toutefois, s'il était un domaine où l'Union européenne attendait de véritables avancées de la part des autorités roumaines, c'était bien celui de la lutte contre la corruption. J'avais d'ailleurs moi-même insisté sur cette question dans le rapport d'information que j'avais présenté en 2003 au nom de la délégation pour l'Union européenne. Or, là aussi, on a pu constater un changement d'attitude de la part des autorités roumaines, qui n'ont pas hésité à mettre en cause des personnalités politiques de premier plan.

On peut également relever, au titre des progrès, la mise en place d'une agence chargée de la répression de la corruption à haut niveau : la Direction nationale anticorruption, qui dépend du parquet.

Les autorités roumaines ont donc réalisé de réels progrès, notamment sous l'impulsion de la ministre de la justice, Mme Monica Macovei, qui mène une politique très volontariste.

Certes, tout n'est pas encore parfait : comme en Bulgarie, des difficultés subsistent en matière de réforme de la justice, de lutte contre la corruption, ou encore dans le secteur agricole. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle la Commission européenne va mettre en place une procédure de suivi, qui s'appliquera au-delà de l'adhésion de ces deux pays à l'Union.

Mais je crois que la Roumanie pourra mieux se réformer et progresser en étant membre de l'Union européenne plutôt qu'en étant maintenue à l'extérieur. La pression des autres pays et l'éventualité de recours en manquement susceptibles de déboucher sur des condamnations devant la Cour de justice des communautés européennes constitueront de sérieuses incitations à évoluer et à combler les lacunes.

À titre d'exemple, le risque de voir la Commission refuser de débloquer des crédits issus du budget communautaire, notamment au titre de la politique agricole commune ou des fonds structurels, dans le cas où ne seraient pas offertes les garanties nécessaires concernant l'utilisation correcte de ces crédits, devrait constituer un excellent moyen d'améliorer les capacités administratives dans ces secteurs.

De plus, le traité d'adhésion contient des clauses de sauvegarde et des mécanismes transitoires, notamment en matière de libre circulation des travailleurs originaires de ces pays.

En outre, un report de l'entrée de la Roumanie dans l'Union européenne pourrait avoir des conséquences désastreuses sur l'opinion publique roumaine, qui a consenti des efforts importants en vue de l'adhésion.

Si l'entrée de la Roumanie est une chance pour ce pays, elle présente aussi de nombreux avantages pour l'Union et, j'en suis convaincu, pour notre pays."

M. Hubert Haenel, président de la délégation pour l'Union européenne. Tout à fait !

" La Roumanie sera le septième pays le plus peuplé de l'Union européenne, avec une population de 22 millions d'habitants.

Ce pays occupe une position géostratégique importante, puisqu'il est proche de la mer Noire et des sources d'approvisionnement en pétrole et en gaz.

De nombreuses entreprises françaises sont implantées en Roumanie et y occupent une place grandissante, notamment dans l'industrie automobile, la grande distribution ou encore le secteur bancaire. Nos échanges commerciaux avec ce pays ont triplé ces quatre dernières années.

Enfin, la Roumanie est un pays traditionnellement francophile et largement francophone, avec lequel la France entretient des relations anciennes d'amitié. Le français est ainsi enseigné à plus de la moitié des élèves roumains.

On construit actuellement un nouveau lycée français à Bucarest, qui pourra accueillir 900 élèves. Je ne sais si ce lycée portera, comme l'ancien, le nom d'Anna de Noailles ; on peut en tout cas le souhaiter.

Il est de tradition, et toujours très agréable, d'appeler en renfort les nombreux frères culturels roumains, qu'il s'agisse d'auteurs littéraires comme Ionesco ou Cioran, d'anthropologues comme Mircea Eliade, ou de sculpteurs comme Brancusi, qui ont tant apporté à notre patrimoine culturel commun.

L'adhésion de la Roumanie représente donc un enjeu important pour la place et pour l'influence de la France et de la langue française au sein de l'Europe élargie.

Le sommet de la francophonie, réunissant plus de 70 pays, qui s'est tenu la semaine dernière à Bucarest, l'atteste. C'était la première fois qu'une telle manifestation se tenait dans un pays d'Europe orientale, et je me félicite que la Roumanie, cette autre soeur latine, ait été choisie pour l'accueillir.

Je me réjouis également que ce soit Mme la ministre déléguée à la coopération, au développement et à la francophonie qui représente aujourd'hui le Gouvernement. En effet, mieux que quiconque, madame la ministre, vous savez que la francophonie est un combat de tous les instants, qu'il faut mener avec détermination et lucidité. Il est donc indispensable que nous « transformions l'essai », veuillez excuser l'expression, avec la Roumanie, car il y va de la place et de l'influence du français et de la France en Europe, surtout dans une Europe à vingt-sept.

Enfin, cette arrivée de nouveaux convives à la table européenne doit nous donner le courage de tenir, à nous-mêmes et à nos concitoyens, un langage de vérité sur le malaise actuel de l'Union et sur les pistes que nous avons l'obligation de dégager.

La relance de l'Union est impérative pour surmonter la crise de croissance que connaît l'Europe. N'en doutons pas, les très prochaines années seront cruciales pour l'Union et son avenir. Il faut redonner du sens, c'est-à-dire une direction et une signification qui soient comprises et partagées par les peuples, à ce merveilleux projet qu'est la construction européenne, afin que l'Union reste un acteur majeur sur la scène mondiale.

En vous encourageant, mes chers collègues, à voter avec enthousiasme ce projet de loi autorisant la ratification du traité relatif à l'adhésion de la République de Bulgarie et de la Roumanie à l'Union européenne, je forme le voeu que l'apport de ces deux peuples amis, avec qui nous avons tant à partager, provoque le nouvel élan dont nous avons besoin pour réaliser cette grande ambition collective." (Applaudissements sur les travées de l'UMP et de l'UC-UDF. - M. Jean-François Picheral applaudit également.)


Mise en place du "plan écoles françaises à l'étranger" pour chaque établissement et pour chaque pays 

La définition et la mise en oeuvre d'un "plan glissant" à moyen terme pour chaque établissement et pour chaque pays est une des propositions majeures du rapport rédigé par le Sénateur André Ferrand à la demande du Premier Ministre, M.Jean-Pierre Raffarin, sous le titre : Financements de l'enseignement français à l'étranger - Réagir et s'unir pour un nouvel élan". 

Sur instruction du Ministre des Affaires étrangères, M. Philippe Douste-Blazy, M.Philippe Etienne, Directeur Général de la Coopération Internationale et du Développement et Président du Conseil d'administration de l'Agence pour l'Enseignement Français à l'Etranger, a, au cours de l'été donné aux postes diplomatiques l'instruction de passer à la phase de réalisation de cette recommandation et d'adresser leurs propositions au Ministère pour octobre 2006.

Lire la note du Sénateur André Ferrand sur le plan écoles


Groupe d'amitié France-Yémen - Lancement du club d'affaires franco-yéménite

A la Monnaie de Paris, le 6 juillet, le groupe sénatorial d'amitié France-Yémen que préside le sénateur lançait le club d’affaires franco-yéménite, en présence de l’ambassadeur de la République du Yémen à Paris, M. Ameer Salem Alaidroos. Ce club (composé d’entreprises et d’organismes de soutien aux exportations françaises et à la coopération franco-yéménite) vise  à mettre en relation les entreprises françaises déjà présentes ou souhaitant investir au Yémen qui peuvent y partager leurs expériences et échanger avec les partenaires yéménites, en relation avec la mission économique à Sanaa. De nouvelles et importantes opportunités d’affaires sont maintenant présentes au Yémen,  notamment grâce au projet de liquéfaction et d’exportation du gaz naturel « Yemen LNG »  porté par Total (4 milliards de dollars d’investissement), qui contribue également au développement de l’école française de Sanaa.

Le communiqué de presse (7 juillet 2006) :  "Le groupe interparlementaire d'amitié France-Yémen lance avec plusieurs entreprises le club d'affaires franco-yéménite"

"Le groupe interparlementaire d'amitié France-Yémen, présidé par M. André Ferrand (UMP, Français établis hors de France), a organisé, jeudi 6 juillet 2006, en présence de son Excellence M. Ameer Salem Alaidroos, ambassadeur de la République du Yémen à Paris, la réunion de lancement du club d'affaires franco-yéménite, avec les entreprises françaises intéressées, à la Monnaie de Paris. Cette institution, qui a obtenu un nouveau contrat avec la Banque centrale du Yemen en avril 2006, frappe depuis de nombreuses années les pièces yéménites et son directeur, M. Dov Zerah, a pu témoigner des réelles opportunités qu'offre ce pays.

Le club d'affaires franco-yéménite vise à partager les expériences des entreprises françaises déjà présentes au Yémen, à recenser les difficultés rencontrées, pour en discuter ensuite avec nos partenaires yéménites, et, pour les entreprises intéressées par les opportunités d'affaires ou d'investissement au Yémen, à les mettre en relation avec les bons interlocuteurs, en relation avec la mission économique à Sanaa. Il entend profiter du nouveau climat d'affaires entre la France et le Yémen, issu de l'investissement de la société Total dans le projet de liquéfaction et d'exportation du gaz naturel Yemen LNG (4 milliards de dollars d'investissement), qui est le plus gros investissement étranger jamais réalisé au Yémen.

La première réunion du club d'affaires franco-yéménite a réuni plus d'une trentaine de participants, parmi lesquels de grandes entreprises françaises (Total, France Telecom, GDF...), mais aussi des PME travaillant dans le domaine parapétrolier ou dans l'assistance technique (pour les cimenteries notamment...).

Total a indiqué que plusieurs contrats seraient encore lancés autour du projet Yemen LNG, notamment dans le domaine des infrastructures portuaires (remorqueurs par exemple), mais aussi pour respecter ses engagements en matière de développement durable auprès des populations locales (eau, électricité, santé...). Son soutien au développement de l'école française de Sanaa fait désormais du Yémen un pays plus attractif pour les expatriés français et leurs familles.

Ont participé, en outre, au lancement du club la plupart des organismes publics ou privés de soutien aux exportations françaises et à la coopération franco-yéménite : Chambre de commerce Franco-Arabe, Groupement des entreprises pétrolières (GEP), UBIFRANCE, Direction générale du Trésor et de la Politique économique (DGTPE), Agence française de développement (AFD). Ceux-ci pourraient prendre une part importante dans le développement du club d'affaires.

Le déplacement récent du groupe interparlementaire d'amitié au Yémen, en avril 2006, a permis à ses membres de prendre conscience des perspectives intéressantes, dans le pays, pour des investisseurs français dans les secteurs suivants : tourisme, infrastructures (eau, centrales électriques, déchets), pêche, équipements portuaires, cimenteries. Il convient d'encourager enfin une coopération triangulaire entre les compétences françaises, les capitaux saoudiens et la main d'œuvre yéménite."


Colloque du CNCCEF sur le thème : "Les pôles de compétitivité : un atout pour la France à l'international" (Nice, le 3 juillet) organisé à l'initiative du comité Nice-Côte d'Azur des CCE

Une journée de travail très riche, au cours de laquelle plus de 200 participants ont pu écouter l’ensemble des relais publics des pôles faire un premier bilan de cette politique (avec, en particulier, les interventions des ministres Christine Lagarde et Christian Estrosi) mais aussi, et surtout, faire part de leurs expériences et de leurs attentes en matière de développement international des pôles de compétitivité. Un séminaire dont les réflexions ont vocation à se poursuivre avec la mise en place, à la rentrée, d’un groupe de travail au sein du Comité national. (source : CNCCEF). Vice-président du Comité national des conseillers du commerce extérieur de la France (CNCCEF), le sénateur a animé une table ronde sur la "mise en place des pôles de compétitivité et de leurs volets internationaux" et sur "les pôles de compétitivité et l'action à l'étranger". 

L'article de CCE International (la revue des Conseillers du Commerce Extérieur de la France) (n°527 - AOUT/SEPTEMBRE 2006) sur cette journée: "L'arme qui doit doper l'économie française" (de Madeleine Barbier Decrozes) 

"Pour améliorer sa compétitivité, seule garante des emplois, la France doit intensifier ses efforts de R&D, d'innovation, de formation et de qualification des personnes. Les pôles éponymes qui se mettent actuellement en place semblent répondre exactement à ces besoins (lire la suite)". 


Elargissement - Adhésion de la Roumanie à l'Union européenne : communication de M. André Ferrand lors de la réunion de la délégation pour l'Union européenne du 7 juin 2006

" La Commission européenne a présenté, le 16 mai dernier, son rapport de suivi sur l'état de préparation de la Bulgarie et de la Roumanie. Le bilan qu'elle tire, sept mois avant la date prévue pour l'adhésion de ces deux pays à l'Union (le 1er janvier 2007), est mitigé : elle note les progrès réalisés par ces deux pays mais elle souligne également que des lacunes très sérieuses persistent dans plusieurs domaines. Si on compare la situation de la Bulgarie et de la Roumanie à celle des dix États membres ayant adhéré à l'Union le 1er mai 2004, au même stade de leur processus d'adhésion, ces deux pays apparaissent en retard. C'est pourquoi la Commission, soucieuse de maintenir la pression sur ces deux pays, a décidé de reporter à l'automne sa décision finale sur la date d'adhésion de ces deux pays à l'Union. La Commission européenne devrait donc indiquer, au plus tard début octobre, si la Bulgarie et la Roumanie sont prêtes pour une adhésion au 1er janvier 2007 ou bien si cette adhésion doit être reportée d'une année, au 1er janvier 2008.

Ce report de la décision sur la date de l'adhésion pourrait avoir une influence sur le processus de ratification du traité d'adhésion, comme on vient de le signaler à propos de la Bulgarie. D'ores et déjà, dix-huit États membres sur vingt-cinq l'ont ratifié (dont le Royaume-Uni) mais parmi les sept restants, certains États, et en particulier l'Allemagne, entendent se baser au maximum sur les éléments d'appréciation de la Commission. Pour sa part, le Gouvernement français a déposé tout récemment le projet de loi autorisant la ratification du traité d'adhésion devant le bureau de l'Assemblée nationale, qui devrait se prononcer avant le 27 juin.

Le Président roumain, Traian Basescu, a d'ailleurs effectué la semaine dernière, sa deuxième visite officielle en France, afin de plaider la cause de la Roumanie auprès des autorités françaises. Il a rencontré le Président de la République, le Président de l'Assemblée nationale et il a été reçu à la Présidence du Sénat, pour un entretien auquel j'ai participé, au titre de notre délégation, aux côtés du président Serge Vinçon et de Henri Revol, qui préside le groupe d'amitié France-Roumanie du Sénat.

Pour évaluer la candidature de la Roumanie, je me référerai aux « critères de Copenhague », c'est-à-dire aux trois conditions fixées pour l'adhésion.

Depuis 1997, la Commission considère que la Roumanie remplit les critères politiques de l'adhésion, c'est-à-dire la démocratie, l'état de droit, le respect des droits de l'homme et des minorités.

Cette appréciation globalement favorable était toutefois assortie de sérieuses réserves dans les précédents rapports de la Commission, en particulier concernant l'indépendance de la justice et la lutte contre la corruption. Or, dans ces domaines, la Roumanie a fait, ces derniers mois, d'incontestables progrès qui ont été salués par la Commission dans son rapport du 16 mai dernier.

Ainsi, la Roumanie s'est dotée, à l'été 2005, d'une nouvelle législation qui garantit l'indépendance du système judiciaire. Cette indépendance concerne aussi bien les magistrats du siège que ceux du Parquet. Une école nationale de la magistrature a été créée, ainsi qu'un Conseil supérieur de magistrature. De nouveaux juges et procureurs ont été recrutés sur concours, tandis qu'une limite d'âge de soixante ans a été instituée pour écarter les magistrats les plus anciens. Pour réduire les risques de corruption, un système informatisé d'attribution aléatoire des affaires aux juges a été aussi introduit. Au total, les autorités roumaines ont fait de réels progrès dans ce domaine, notamment sous l'impulsion de la ministre de la justice, Monica Macovei, qui mène une politique très volontariste, même s'il reste encore des efforts à faire, notamment en matière de recrutement et de formation des magistrats ou au niveau législatif, avec notamment l'adoption d'un nouveau code pénal et d'un nouveau code de procédure pénale.

S'il était un domaine où l'Union européenne attendait de véritables avancées de la part des autorités roumaines, c'est bien celui de la lutte contre la corruption. J'avais d'ailleurs moi-même insisté sur cette question, lors de ma dernière communication devant la délégation sur l'état de préparation de la Roumanie, le 30 novembre dernier. Or, là aussi, on a pu constater un changement d'attitude de la part des autorités roumaines, qui s'est notamment manifesté avec la mise en cause de plusieurs personnalités politiques de premier plan. Ces enquêtes n'ont pas seulement visé des anciens membres du gouvernement social démocrate, comme l'ancien Premier ministre Adrian Nastase, qui a dû démissionner de son poste de Président de la Chambre des députés, mais aussi des membres de la coalition de centre droit actuellement au pouvoir, et même l'actuel Premier ministre, Calin Popescu-Tariceanu. Au total, quatorze hauts responsables politiques ont fait l'objet d'une enquête depuis octobre 2005 et une centaine de hauts fonctionnaires, de juges ou d'officiers de police, ont été condamnés pour corruption. On peut également relever, au titre des progrès, l'adoption de nouvelles lois concernant la levée de l'immunité des anciens ministres et la mise en place d'une agence chargée de la répression de la corruption à haut niveau : la direction nationale anticorruption (DNA) qui dépend du Parquet. En définitive, le dernier rapport de la Commission européenne souligne que des avancées ont été réalisées dans la lutte contre la corruption, même si les autorités roumaines doivent poursuivre leurs efforts.

En matière économique, la Commission considère, depuis son rapport de 2004, que la Roumanie est capable de faire face aux pressions concurrentielles et qu'elle dispose d'une économie de marché viable. De bons résultats macroéconomiques ont été enregistrés : la croissance du PIB a atteint 8 % en 2004, avant de retomber à 4 % en 2005, en partie à cause des inondations importantes subies par ce pays. Il convient de noter que la Roumanie est parvenue à faire face aux travaux de réparation considérables résultant des inondations sans provoquer un creusement du déficit budgétaire. Le Président roumain s'en est félicité lors de son entretien au Sénat. Le déficit budgétaire a été de 0,8 % du PIB et la dette publique de 19 % du PIB en 2005. Le taux de chômage est d'environ 6 % et l'inflation de 8,5 %. Les réformes économiques se sont poursuivies à un rythme soutenu : instauration d'un taux unique d'imposition à 16 %, majoration des retraites, poursuite des privatisations. Par ailleurs, on peut noter que le constructeur automobile Dacia, appartenant au groupe Renault, a réalisé sa première année bénéficiaire en 2005 après cinq années de pertes, grâce au succès commercial de la « Logan », lancée en septembre 2004. Pour autant, le PIB par habitant n'est que de l'ordre de 30 % de la moyenne communautaire, et l'agriculture occupe encore une place très importante dans l'économie (35 % de la population active et 15 % du PIB).

Enfin, en ce qui concerne le dernier critère, lié à la reprise de l'acquis communautaire, la Roumanie a aussi accompli de réelles avancées. Alors que le dernier rapport régulier de la Commission recensait quatorze domaines particulièrement préoccupant, le rapport du 16 mai dernier n'en dénombre plus que quatre, dont trois concernent l'agriculture. Il s'agit de :

- la mise en place d'organismes opérationnels pour gérer les paiements directs aux exploitants agricoles au titre de la politique agricole commune (PAC) ;

- l'établissement d'un système intégré de gestion et de contrôle (SIGC) dans l'agriculture ;

- la création d'installations d'équarrissage et de traitement des produits animaux, qui soient conformes aux normes européennes adoptées après l'affaire de la vache folle ;

- le dernier domaine qui présente encore de sérieuses lacunes concerne la fiscalité. Il s'agit de la mise en place d'un système informatique, qui puisse être relié avec ceux des États membres, permettant une perception correcte de la TVA.

En définitive, alors que la Roumanie était considérée jusqu'à présent toujours en retard par rapport à la Bulgarie et faisait figure de « dernier de la classe », la situation s'est inversée aujourd'hui. En réalité, la situation de la Roumanie paraît aujourd'hui bien meilleure que celle de la Bulgarie, la Commission exigeant de la Bulgarie des efforts dans un nombre de domaines plus importants, en particulier dans le domaine de la justice et de la lutte contre la corruption.

Je continue de penser que la Roumanie devrait être en mesure, si elle poursuit ses efforts, d'adhérer à l'Union européenne au 1er janvier 2007. Les importants progrès réalisés ces derniers mois par la Roumanie, notamment dans le domaine de la justice et en matière de lutte contre la corruption, me paraissent, en effet, encourageants.

Je crois aussi que la Roumanie pourra mieux se réformer et progresser en étant membre de l'Union européenne qu'en étant maintenue à l'extérieur. La pression des pairs et l'éventualité de recours en manquement susceptibles de déboucher sur des condamnations devant la Cour de justice des Communautés européennes constitueront de sérieuses incitations à évoluer et à combler les lacunes. À titre d'exemple, le risque de se voir priver par la Commission du versement des fonds communautaires, au titre de la politique agricole commune ou des fonds structurels, si la Roumanie n'offre pas les garanties nécessaires quant à sa capacité à les dépenser correctement, devrait constituer un excellent aiguillon pour améliorer les capacités administratives dans ces secteurs.

De plus, comme pour la Bulgarie, un éventuel report d'une année de l'entrée de la Roumanie dans l'Union européenne, pourrait avoir des conséquences désastreuses sur l'opinion publique roumaine, qui a consenti des efforts importants en vue de l'adhésion. La population pourrait se détourner de l'Europe et cela pourrait faire le jeu des courants extrémistes et xénophobes.

L'adhésion à l'Union européenne n'est pas seulement une chance pour la Roumanie, mais elle peut l'être aussi pour l'Union dans son ensemble. La Roumanie dispose, en effet, d'une position géostratégique de premier plan, à proximité de la Mer noire et elle peut être un exemple pour la région des Balkans (et notamment pour la Serbie, avec laquelle elle entretient des relations étroites et aussi pour la Moldavie).

Enfin, la Roumanie est un pays francophile et francophone avec lequel la France entretient des liens étroits d'amitié. La Roumanie doit d'ailleurs accueillir le prochain sommet de la francophonie à l'automne.

En revanche, je pense que la Commission européenne ne devrait pas hésiter à recommander l'application de certaines clauses de sauvegarde, si le besoin s'en fait sentir. Je rappelle que, outre la clause relative au report de l'adhésion d'une année (qui nécessite une décision prise à l'unanimité des États membres, sauf pour certains engagements pris par la Roumanie en matière de « justice et d'affaires intérieures » et de concurrence, qui peuvent entraîner un vote à la majorité qualifiée), le traité d'adhésion contient pas moins de trois « clauses de sauvegarde » :

- une clause de sauvegarde économique générale ;

- une clause de sauvegarde du marché intérieur pour prévenir toute perturbation du fonctionnement du marché intérieur ou y remédier ;

- une clause de sauvegarde relative à la justice et aux affaires intérieures.

Ces « clauses de sauvegarde » permettent à la Commission de prendre des mesures protégeant les autres États membres contre les effets négatifs d'une mise en oeuvre incomplète de l'acquis communautaire et cela pendant une période de trois années suivant l'adhésion.

À mes yeux, le recours à ces « clauses de sauvegarde » serait préférable à un report de l'adhésion de la Roumanie, comme de la Bulgarie, à l'Union. Je pense, en particulier, à la clause de sauvegarde dans le domaine de la justice et des affaires intérieures, qui permettrait de mettre en place un mécanisme de suivi pendant une période de trois années après l'adhésion (et de suspendre éventuellement l'application des instruments fondés sur la reconnaissance mutuelle des décisions de justice, comme le mandat d'arrêt européen par exemple) ou encore à la clause de sauvegarde dans le marché intérieur (afin, par exemple, d'interdire la circulation de certains produits alimentaires en cas de risque pour la santé des consommateurs).

Lors de son audition devant la délégation, hier, le Commissaire européen chargé de l'élargissement, Olli Rehn, a d'ailleurs salué les progrès importants accomplis par la Roumanie ces derniers mois. Il a surtout insisté sur la réforme du système judiciaire et la lutte contre la corruption, qualifiés de véritables « piliers » de l'État de droit et par conséquent de l'appartenance à l'Union européenne. Or, comme il l'a souligné dans son intervention, sur ces questions, la Commission est surtout préoccupée par la situation en Bulgarie, tandis que la Roumanie paraît sur la bonne voie. En outre, tout en restant confiant sur la possibilité d'une adhésion au 1er janvier 2007, si ces deux pays poursuivent leurs efforts, il n'a pas exclu le recours aux « clauses de sauvegarde », ce qui semble illustrer un certain changement d'attitude de la part de la Commission européenne. En effet, c'est la première fois que la Commission envisage sérieusement la possibilité d'utiliser ces « clauses de sauvegarde », qui pourtant ne sont pas une nouveauté, puisqu'elles figuraient déjà dans le traité d'adhésion des dix États qui ont rejoint l'Union le 1er mai 2004."


Déplacement, du 29 mars au 2 avril, en Israël

      Programme de la visite :

·        A Jérusalem, le 29 mars, rencontre et échanges avec la communauté française, conférence et débat sur le thème : « culture française et éducation à la française – francophonie et enseignement français en Israël ».

·        Le 30 mars, journée sur le thème des relations économiques. A Jérusalem, séance de travail avec le Consul général de France. A Haïfa, le même jour, entretien avec le Consul général à Haïfa, échange avec les étudiants du Technion organisé par le Centre National des Etudiants Francophones, rencontre et échanges avec la communauté française de Haïfa. Soirée-débat sur le thème : « les relations économiques franco-israéliennes : un nouveau départ ! ».

·        Le 31 mars, visite de l’Ecole Marc Chagall de Tel Aviv. Déjeuner de travail autour de l’Ambassadeur pour évoquer notamment le projet de mise en place d’un établissement scolaire international et français.

·        Réunion de travail, le 1er avril, avec le Consul général de France à Tel-Aviv. Rencontre avec la communauté française de Herzliya-Raanana-Kfar Saba dans le cadre d’une grande soirée sur la francophonie ayant pour thème : « Etre français en Israël face au renouveau des relations franco-israéliennes. Francophonie, culture française et éducation à la française ».

·        A Tel Aviv, le 2 avril, visite de l’école Mikve Israël et réunion de travail avec les Conseillers du commerce extérieur de la France, des personnalités du monde économique et le Chef de la Mission Economique.

 

André Ferrand dans la presse israélienne : article de Guysen (agence de presse francophone d'Israël) du lundi 10 avril 2006 : "La francophonie en Israël : état des lieux" (par Ugo RANKL pour Guysen Israël News)



La visite du Sénateur André Ferrand, auteur d’un rapport sur l’enseignement du français dans le monde, a été l’occasion de figer un instantané de la francophonie en Israël. Regrets, amertume et quelques motifs d’espoir sont les motifs principaux du tableau.

Pour le Rabbin Jacky Amar, qui fut le premier à prendre la parole au cours d’une table ronde organisée à l’institut Van Leer à Jérusalem, Israël subit une situation inique. En effet, alors qu’un Israélien sur cinq parle le Français, Israël n’est toujours pas membre de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

Cette mise à l’écart d’Israël est d’autant plus douloureusement ressentie que l’Egypte, l’Albanie, où l’utilisation du français au quotidien est parfaitement anecdotique, sont membres de plein droit de la Francophonie. Pour le Rabbin Jacky Amar, les critères qui font qu’un pays est accepté ou exclus de la francophonie sont strictement politiques et cela ne laisse rien présager de bon quant à l’adhésion possible d’Israël à la famille francophone. Il n’est donc pas étonnant qu’Israël étant laissé de côté, l’étude et la pratique du français soient en net recul.

Le Professeur Betty Reutman, de l’Université Hébraïque de Jérusalem, estime que la situation est affligeante et va en se dégradant. Le Français n’intéressant plus, les budgets alloués sont réduits. La fermeture du département de français de l’Université Hébraïque est sérieusement envisagée. Moins d’argent, cela signifie moins de moyens et un manque d’attrait et de motivation pour les étudiants dont le niveau ne cesse de baisser. En outre, selon le Professeur Reutman, les professeurs, souvent de très haut niveau, qui avaient donné un élan nouveau à l’étude du Français dans les années 70, ont vieilli et n’ont pas été remplacés. Il manque aujourd’hui des gens compétents et motivés à l’université pour enseigner la langue et les idées françaises. Pourtant, les étudiants ne demanderaient qu’à se passionner pour ces sujets. Selon le Professeur Reutman, en effet, la pensée contemporaine française continue d’intéresser des étudiants.

Madame Yora Tanzman, Inspectrice Générale de Français, a souligné que dans les textes officiels les langues étrangères prioritairement enseignées en Israël sont l’Arabe et l’Anglais. Le Français pourrait pourtant avoir sa place. Rien n’empêche un élève israélien de choisir cette langue plutôt qu’une autre à l’école. Aujourd’hui, 26 500 collégiens et 6500 lycéens apprennent le Français en Israël. Ils ont à leur disposition 240 professeurs dans l’enseignement laïc et ils sont de plus en plus nombreux à choisir de passer le Français au bac.

Pourtant, la situation est loin d’être satisfaisante. Les tensions diplomatiques entre Israël et la France ont créé un contexte où l’étude du français n’est absolument pas valorisée. Michael Moïse, représentant des étudiants francophones, a souligné les dégâts culturels commis par une diplomatie française qu’il qualifie de « moyenâgeuse ». A cela s’ajoute le problème exaspérant de la non reconnaissance mutuelle des diplômes.


Pour la partie française, le Professeur Tobie Nathan, responsable des services culturels de l’ambassade de France en Israël, a répondu que les problèmes existaient bel et bien mais que la situation était en évolution rapide. Pour qu’Israël fasse partie de l’Organisation Internationale de la Francophonie, il faudrait d’abord que les autorités de Jérusalem en fassent la demande. Ce qui n’a jamais été le cas jusqu’aujourd’hui. Malgré cela, l’intégration d’Israël à la francophonie a fait de réels progrès. L’université de Tel-Aviv fait ainsi désormais partie de l’Agence Universitaire de la Francophonie.

En outre, selon Tobie Nathan, l’appartenance à la francophonie n’est pas la condition absolue pour que l’étude du Français et les événements culturels inspirés par la culture française connaissent un véritable essor en Israël. Plus qu’une adhésion formelle à une organisation, ce qui compte c’est l’existence d’une infrastructure et d’une volonté. L’ambassade de France vient ainsi de faire l’acquisition d’un très bel immeuble, Boulevard Rothschild à Tel-Aviv, pour y loger ses services culturels. C’est un effort important, par lequel la France entend montrer son attachement aux francophones d’Israël.

Le Professeur Tobie Nathan a également annoncé l’ouverture, à partir du 16 mai prochain, d’une « saison française en Israël » qui sera l’occasion d’événements culturels importants destinés à montrer « une francophonie intéressante, attractive et partie prenante de la modernité. » En mai toujours, une fondation France-Israël va être créée dans le but de rapprocher ces deux sociétés malgré tout ce qui les sépare aujourd’hui.

Pour le Sénateur André Ferrand, qui se déclare un fervent avocat de l’intégration d’Israël à la Francophonie, les conditions n’ont jamais été plus favorables à la réalisation de cet objectif. En effet, la charte de l’Organisation prévoit que l’adhésion d’un nouveau membre doit être acceptée à l’unanimité. Il suffit donc qu’un seul pays s’oppose pour qu’Israël reste à la porte du monde culturel francophone. Mais le Canada a décidé de défendre la cause d’Israël et de convaincre les quelques pays qui refusent encore qu’Israël soit reconnu comme membre à part entière de la Francophonie. Le prochain sommet de l’organisation à Bucarest, au mois d’octobre prochain, pourrait être, selon le Sénateur Ferrand, l’occasion de faire cesser un état de fait injuste et aberrant.

Cérémonie de remise des prix de la Plume d'Or le 24 mars à la Présidence du Sénat

Le 24 mars avait lieu à la présidence du Sénat la cérémonie de remise des prix de la Plume d’Or par le Sénateur André Ferrand.

Ce concours de français organisé, pour la 5ème année consécutive, par l’association Défense de la langue française est placé sous le haut patronage du ministère de la Culture et de la Communication et du Président du Sénat, M.Christian Poncelet. Celui-ci accueille chaque année les lauréats au Petit Luxembourg.

Le concours 2005 a concerné environ 152 alliances françaises réparties sur les cinq continents. 100 personnes ont été déclarées lauréates du concours et ont reçu un diplôme ainsi que des récompenses offertes par les mécènes de la Plume d’Or. Les deux grands gagnants arrivés ex aequo, Mlle Marina IVONINA (21 ans) de nationalité russe et M.Bill LOGAN (62 ans) de nationalité irlandaise,  ont chacun gagné un séjour d’une semaine à Paris (les billets d’avion ayant été offerts par Air France).

La remise des prix s’est déroulée en présence du sénateur André Ferrand, du Premier Conseiller de l’Ambassade d’Irlande, du Conseiller Culturel de l’Ambassade de Russie, de représentants de l’association Défense de la langue française, notamment sa vice-présidente, Mme Françoise de Oliveira et sa secrétaire générale, Mme Guillemette Mouren, du Directeur des relations internationales de l’Alliance française, M.Alain Marquer et des deux lauréats.

Après le mot d’accueil du sénateur André Ferrand sont intervenues Mme Guillemette Mouren qui a présenté l’association Défense de la langue française et Mme Françoise de Oliveira qui a parlé du concours de la Plume d’Or et a remis un diplôme et de magnifiques dictionnaires d’histoire aux vainqueurs du concours. Mlle Marina Ivonina et M. Bill Logan sont intervenus, dans un français impeccable, pour remercier les organisateurs du concours et  témoigner de leur intérêt voire de leur amour pour la langue française.

Les représentants des deux ambassades et le représentant de l’Alliance Française sont également intervenus pour féliciter les lauréats.

La cérémonie s’est terminée par un cocktail offert par M.Christian Poncelet qui s’est déroulé dans une ambiance très chaleureuse et amicale.


Adhésion de la Roumanie à l'Union européenne : communication de M.André Ferrand lors de la réunion de la délégation pour l'Union européenne du mercredi 30 novembre 2005

"Je voudrais évoquer trois points dans mon intervention :

- Tout d'abord, l'état de préparation de la Roumanie à l'adhésion à l'Union européenne, à la lumière du rapport régulier de la Commission européenne du 25 octobre dernier ;

- Ensuite, la question de la ratification du traité d'adhésion et l'éventualité d'un report de cette adhésion prévue en janvier 2007 ;

- Enfin, la vision roumaine de la construction européenne, telle qu'elle a été développée notamment par le Président de la Roumanie lors de sa visite officielle à Paris la semaine passée.

Mais, avant d'évoquer les difficultés soulevées par la candidature de la Roumanie, il me paraît important de rappeler brièvement que ce pays dispose d'atouts importants et que son adhésion représente, pour nous Français, un enjeu majeur. La Roumanie sera, en effet, après la Pologne, le deuxième pays le plus peuplé des douze nouveaux États membres, avec une population de 22 millions d'habitants. Elle occupe une position géostratégique importante, à proximité de la Mer Noire et des sources d'approvisionnement en pétrole et en gaz. Enfin, nous le savons tous, la Roumanie est un pays traditionnellement francophile, de culture latine et proche de notre langue, avec lequel la France entretient des relations anciennes d'amitié. La Roumanie doit d'ailleurs accueillir le prochain sommet de la francophonie en octobre 2006. De plus, de nombreuses grandes entreprises françaises sont présentes et très actives en Roumanie, comme Bouygues, France Telecom, Renault, Lafarge, la Société Générale, Elf, Michelin, Eurocopter ou Carrefour, et notre pays figure au troisième rang des investisseurs étrangers (derrière l'Italie et l'Allemagne). L'adhésion de ce pays représente donc un enjeu important pour la place et l'influence de la France et de notre langue dans l'Europe élargie.

Pour évaluer la candidature de la Roumanie, je me réfèrerai aux « critères de Copenhague », c'est-à-dire aux trois conditions fixées pour l'adhésion. 

(la suite...)

Pour conclure, je voudrais insister sur l'intérêt qu'aurait notre pays à ratifier le plus tôt possible le traité d'adhésion avec la Roumanie. Il me paraît, en effet, nécessaire d'apaiser les inquiétudes exprimées par les responsables de ce pays ami, et de renouveler ainsi notre soutien constant à son adhésion à l'Union européenne. Je crois, à cet égard, utile de souligner qu'il faut distinguer la ratification du traité d'adhésion - qui est quasiment acquise et que personne ne songe sérieusement à remettre en cause - de l'adhésion proprement dite, qui pourra être reportée d'une année par le biais des « clauses de sauvegarde » au cas où la Roumanie ne remplirait pas toutes les conditions de l'adhésion. J'ajouterai même que pour que les clauses de sauvegarde puissent jouer effectivement, il est nécessaire pour cela de ratifier le traité d'adhésion. Dès lors, pourquoi la France, qui a tant milité en faveur de l'adhésion de la Roumanie devant ses partenaires parfois réticents, devrait-elle aujourd'hui, alors que cette adhésion est quasiment acquise, perdre tout le crédit et tous les bénéfices de ce soutien en donnant le sentiment de traîner les pieds pour ratifier le traité ? Et cela alors même que cette ratification n'empêcherait pas de retarder l'entrée de la Roumanie au cas où ce pays ne respecterait pas tous ses engagements. Il me semble qu'une telle attitude n'est pas très cohérente et qu'elle n'est pas de nature à améliorer notre image auprès de nos partenaires et notre influence au sein de l'Europe élargie. Il me semble donc que nous pourrions utilement interroger le ministre des Affaires étrangères, lors de son audition devant la délégation la semaine prochaine, sur la position du gouvernement quant à la date de dépôt devant le bureau des assemblées du projet de loi autorisant la ratification du traité d'adhésion avec la Roumanie et la Bulgarie."


Parlementaire en mission


Communiqué de presse

Paris, le 1er mars 2004

2004/39

Le Premier Ministre charge le Sénateur André Ferrand d'une mission sur les moyens de financement complémentaires à ceux du budget de l'Etat pour les écoles et lycées français de l'étranger

André FERRAND, sénateur représentant les Français établis hors de France, vient d’être nommé par le Premier ministre parlementaire en mission auprès de MM. Dominique de VILLEPIN, ministre des Affaires étrangères, Luc FERRY, ministre de la Jeunesse, de l’Education nationale et de la Recherche, et Francis MER, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie. Il lui appartiendra de proposer des moyens de financement complémentaires à ceux du budget de l’Etat pour les écoles et lycées français de l’étrange.

Plus que jamais, par sa qualité et son importance (plus de 400 établissements scolarisant quelque 230 000 élèves), le réseau de l’enseignement français à l’étranger, constitue un enjeu essentiel pour notre présence économique et notre influence dans le monde. L’Etat, dont l’engagement restera tout aussi fort, ne peut plus, néanmoins, assumer seul l’adaptation de ce réseau aux besoins supplémentaires nés d’une augmentation de la demande dont il faut se féliciter.

Cette mission, d’une durée de six mois et qui entre dans le cadre du plan d’action stratégique et de modernisation adopté par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), a pour but de définir les conditions dans lesquelles cette diversification des sources de financement pourrait être mise en place.

Elu au Sénat en septembre 1998, André FERRAND l’a été au Conseil supérieur des Français de l’Etranger de 1982 à 1983, puis de 1991 à 1998. Il est également depuis septembre 1999 vice-président du Comité national des conseillers du commerce extérieur de la France.

Ayant longtemps exercé des responsabilités en entreprise à l’étranger et spécialiste reconnu des questions liées à l’expatriation, tant dans le domaine de l’économie que dans celui de l’éducation, il a été le rapporteur de la mission sénatoriale consacrée à « La France face à l’expatriation des compétences, des capitaux et des entreprises » (2001).

Contact : Anne Barnaud ou Marina de Laplagnolle, assistantes parlementaires, 01 42 34 20 77, a.ferrand@senat.fr


Dans le cadre de cette mission M. Ferrand a été conduit à visiter des établissements scolaires français à l'étranger :

ASIE
Dimanche 9 mai : PARIS - DELHI
Lundi 10 mai : DELHI – SINGAPORE
Mercredi 12 mai : SINGAPORE – MANILLE
Dimanche 16 mai : MANILLE – HO CHI MINH VILLE
Mardi 18 mai : HO CHI MINH VILLE - SHANGHAI
Mercredi 19 mai : SHANGHAI-PEKIN
Jeudi 20 mai : PEKIN – TOKYO
Samedi 22 mai : TOKYO – PARIS


MAGHREB et PROCHE-ORIENT
Lundi 12 avril : PARIS - AGADIR
Mardi 13 avril : AGADIR – CASABLANCA
Mercredi 14 avril : CASABLANCA - LE CAIRE
Vendredi 16 avril : LE CAIRE - DUBAI
Dimanche 18 avril : DUBAI-BEYROUTH
Mercredi 21 avril : BEYROUTH-PARIS


AMERIQUES

Mercredi 24 mars : PARIS–MIAMI
Jeudi 25 mars : MIAMI-NEW YORK
Dimanche 28 mars : NEW YORK-TORONTO 
Mardi 30 mars : TORONTO-MEXICO
Jeudi 1er avril : MEXICO-WASHINGTON
Vendredi 2 avril : WASHINGTON-PARIS

Rapport du Sénateur sur les financements de l'enseignement français à l'étranger
Rapport remis au Premier ministre Jean-Pierre Raffarin le 15 octobre 2004.
Lire le rapport (format Acrobat PDF)



 "MONDIALISATION: REAGIR OU SUBIR?"

Rapporteur de la mission sénatoriale chargée d’étudier " l’ensemble des questions liées à l’expatriation des compétences, des capitaux et des entreprises ", André FERRAND a remis ses conclusions fin juin dernier, sous le titre " Mondialisation : réagir ou subir ? ". La presse, et en particulier " La voix de France " et " Français à l’étranger ", en ont largement rendu compte.

Il était apparu, à l’époque, qu‘une quasi unanimité s’était dégagée parmi l’ensemble des personnalités consultées par la mission sur les mesures de bon sens proposées, que reprenait d’ailleurs, en grande partie, le rapport sur le même thème du député de la majorité Michel CHARZAT, présenté un peu plus tard au Premier Ministre. Laurent FABIUS projetait alors d’intégrer certaines de ces mesures à la prochaine loi de finances. Hélas, manifestement guidé par des considérations politiques, en l’occurrence soucieux de ne pas s’aliéner certains partenaires de la gauche plurielle, le Premier Ministre les a refusées en bloc. Belle occasion manquée de mettre notre pays en " ordre de bataille " pour lui permettre de gagner au grand jeu de la mondialisation !...


LES PRINCIPALES PROPOSITIONS DU RAPPORT
… ou trois axes d’action pour gagner à l’international :

Doter la France d’un cadre fiscal et social plus attractif.
- Poursuivre l’allégement de l’impôt sur le revenu
- Créer un régime fiscal spécifique pour les résidents temporaires de nationalité étrangère
- Eviter les effets pervers de l’ISF, à tout le moins en rétablissant le plafonnement et en donnant à cet impôt le caractère d’une avance sur droit de succession
- Stabiliser l’impôt sur les sociétés à un niveau compétitif en Europe.

Investir pour l’avenir en dynamisant notre capacité de recherche et d’innovation
- Optimiser notre appareil public de recherche
- Favoriser la mise en réseau des chercheurs européens
- Dans l’ISF, définir un seuil d’exonération pour les créateurs de start-up et pour les " bussiness angels "
- Faciliter l’entrée en France des experts étrangers les plus qualifiés (enseignants, chercheurs,…)

Développer une politique globale, volontaire et cohérente de l’ouverture à l’international
- Encourager l’expatriation :
... de nos jeunes, en généralisant à l’échelon européen l’obligation de maîtriser2 langues étrangères
... de nos PME, par la mise en place de " guichets export ", par la fusion de Ubifrance (ex CFME-Actim) et du CFCE et par des incitations fiscales
- Adapter les moyens du ministère des Affaires Etrangères et conforter le profil du " nouvel ambassadeur ", clé de voûte des communautés françaises expatriées
- Créer un structure de gestion de la fonction " mobilité à l’international ", ou la confier au CIMEE(Comité interministériel pour les moyens de l’Etat à l’étranger)
- Affecter au ministère de l’Education Nationale le financement de la scolarisation à l’étranger des enfants français
- Recenser, dans chaque pays, les réseaux des étrangers formés en France et les animer. 

Innovation : l’Europe est en effet en retard

Le " tableau de bord européen de l’innovation 2001 ", qu’a récemment publié la Commission, présente les forces et faiblesses dans la capacité d’innovation des Etats membres et de l’Union européenne dans son ensemble. Il montre que, si les performances de chacun des Etats sont en amélioration et se situent pour certain à un excellent niveau, l’ensemble de l’Union reste en retard par rapport aux Etats-Unis et au Japon. Les entreprises continuent d’y investir relativement peu dans la recherche et le développement (R&D) et les dépôts de brevets de haute technologie y demeurent à faible niveau. Un constat qui vient à propos renforcer l’une des conclusions majeures du rapport " Mondialisation : réagir ou subir ? " : l’Europe de la recherche et de l’innovation est une nécessité. C’est, là encore, une question de " masse critique " : face à nos challengers, la compétition internationale ne se gagnera qu’à l’échelle de notre continent.


Le Conseil national pour le développement de la mobilité internationale

Le sénateur André Ferrand a été nommé membre du Conseil national pour le développement de la mobilité internationale des étudiants, placé sous l'égide de Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères et Luc Ferry, ministre de la Jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche. Cette instance reprend en les élargissant, les missions précédemment assignées au conseil national pour l'accueil des étudiants étrangers.

La mise en place de ce Conseil a été annoncée par le Premier ministre dans son discours de la Baule sur l'attractivité de la France le 27 juin dernier. Le Conseil est composé de 40 membres, représentant le ministère de l'Education nationale, le ministère des Affaires étrangères, les collectivités territoriales, la représentation nationale, les conférences des établissements d'enseignement supérieur, d'autres organismes, et comprenant aussi des personnalités qualifiées.
 
Placé auprès du ministre chargé de l'Enseignement supérieur et du ministre des Affaires étrangères, ce Conseil pour la mobilité a pour mission de formuler toute proposition ou recommandation tendant à l'amélioration des conditions d'accueil et de formation des étudiants étrangers en France et à l'amélioration des conditions de mobilité des étudiants français à l'étranger.
 
Conformément à l'agenda défini à la Baule, les premières propositions du Conseil porteront notamment sur la valorisation internationale de nos diplômes, les conditions d'exercice de la mission d'EduFrance, l'adaptation de nos programmes de bourses et l'offre de logements étudiants.
 
Le ministère des Affaires étrangères est engagé depuis plusieurs années dans une politique vigoureuse de promotion de l'enseignement supérieur français à l'étranger et de coopération universitaire en partenariat avec les instances locales, adossée notamment à des programmes de bourses d'excellence. En liaison avec notre réseau de postes diplomatiques, il entend apporter sa contribution concrète aux travaux du Conseil pour la mobilité.
 

LE PROGRAMME FLAM
(Français langue maternelle)

MODE D’EMPLOI
Pour qu’aucun enfant français dans le monde ne perde l’usage de notre langue !

Le bureau du Sénateur André FERRAND(*) est à la disposition de toutes celles ou ceux qui, souhaitant initier un programme FLAM, recherchent un complément d’information ou une aide pour la réalisation de leur projet.

De quoi s’agit-il ?

D’un programme d’enseignement du français et de la culture française, destiné aux enfants français, bi-nationaux ou non, scolarisés (au delà du jardin d’enfants) dans des établissements de leur pays de résidence et qui n’ont pas suffisamment acquis ou qui perdent l’usage de leur langue maternelle.

Mis en œuvre par le Ministère des Affaires Etrangères, qui l’a doté d’un budget de 305 000 euros, il répond à une forte demande des Délégués au CSFE en faveur de certaines communautés françaises à l'étranger particulièrement concernées.

En quoi consiste-t-il ?

En un soutien financier, modulable par pays mais n’en excluant aucun, à des cours de langue et de culture françaises, dispensés de manière complémentaire à ces enfants. Les subventions accordées sont principalement destinées à couvrir les frais d’enseignement mais peuvent être partiellement affectées à d’autres dépenses (dotation initiale en matériel, fournitures, locaux…). Elles restent limitées à 50% des frais totaux engagés. A titre d’exemple, les montants jusqu’ici versés se situent dans une fourchette de 1 500 euros à, exceptionnellement, 15 000 euros.

Qui peut en bénéficier ?

Toutes associations représentatives, officiellement constituées et habilitées à gérer des subventions, déjà existantes (UFE et autres associations de terrain, Alliances françaises agissant en qualité d’opérateurs, etc...) ou créées spécialement en vue de présenter un projet FLAM , et susceptibles d’organiser ces cours pour un effectif minimum de dix élèves, auxquels pourront se joindre des élèves étrangers.

Comment obtenir cette aide ?

L’association candidate doit constituer un dossier (voir ci-contre), et l’adresser au Consulat général s’il en existe un, sinon directement à l’ambassade qui le transmettra, accompagné d’un avis motivé, à Paris, à la Direction de la coopération culturelle et du français du Ministère des Affaires Etrangères.

Elaboration du dossier de demande :

Il n’y a pas de formulaire préétabli, mais il doit comporter les pièces suivantes :

Une lettre de l’association locale concernée, adressée au Directeur de la coopération culturelle et du français au ministère des Affaires étrangères (M.A.E.), présentant l’opération et précisant les motifs et le montant de la subvention demandée.

Tous documents administratifs et pédagogiques, qui permettent d’apprécier l’intérêt et la qualité des cours organisés (objectifs, effectifs, horaires enseignants, programmes, méthodes, locaux, etc…).

Le budget de l’opération envisagée.

Le plan d’emploi de la subvention sollicitée (à quoi serviraient concrètement les fonds demandés).

Toutes informations sur les subventions éventuellement déjà reçues du M.A.E. par l’association candidate au cours des trois dernières années.

Les statuts de l’association, en français.

Un RIB ou les coordonnées bancaires du bénéficiaire sur papier à en-tête de l’association ou de la banque.

N.B. : La commission FLAM est prévue se réunir une fois par an, en mai ou juin, pour examiner les projets relatifs à l’année scolaire suivante. Vos dossiers doivent donc parvenir à Paris pour la fin du 1er trimestre, au plus tard.


ATTENTION !

Vous l’avez compris, mais il nous paraît utile de le souligner :

Les associations susceptibles d’initier un projet FLAM ne doivent pas forcément être à vocation pédagogique. La vôtre doit simplement être constituée officiellement et donc habilitée à recevoir des subventions (si vous avez un doute, renseignez-vous auprès du consulat).

Les dossiers sont examinés et jugés par la Commission du programme FLAM à Paris, mais il est indispensable qu’ils quittent votre pays de résidence avec un avis positif de l’Ambassade. Il vous faut donc les instruire en concertation étroite avec votre Conseiller de coopération et d’action culturelle et / ou votre Consul.

(*)Sénateur André FERRAND - Palais du Luxembourg - 75291-PARIS CEDEX 06  
Tél :01 42 34 20 77 - Fax :01 42 34 40 12 - Email : a.ferrand@senat.fr


 

 

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