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ACTUALITÉS


 
 

 Interview du sénateur André Ferrand, Président de l'ANEFE, sur la prise en charge des frais de scolarité pour les élèves français à l'étranger (Voix de France, août-sept-oct 2007)

 Tribune du sénateur dans le "Qui fait quoi" de la mobilité internationale - Cahier n°7 de Classe Export : "Vive les partenariats entre les secteurs public et privé pour développer la présence française dans le monde!" (octobre 2007)

 Réception par le sénateur à la Présidence du Sénat, de 80 jeunes rugbymen de lycées français et locaux à l’étranger participant au projet « rendez-vous 2007 » de Jeune Planète Rugby (le 4 octobre)

 Interview du sénateur sur www.expatries.senat.fr : "Pleins feux sur André Ferrand" (le 13 septembre 2007) 

 Article sur l'ouverture du Lycée franco-israélien de Mikveh Israël, projet soutenu par le sénateur (revue de Rhône-Alpes Israël Echanges)

 Remise, par le sénateur, du Prix 2006 de la Plume d'Or, concours organisé par l'association Défense de la langue française (le 16 mars).

 2ème remise des prix du Concours scolaire francophone Philippe-Senghor 2007 que soutient le sénateur (le 13 mars, au Ministère de la Culture et de la Communication) 

 Avant-première du film Goodbye Bafana au Sénat (le 13 mars) à l'initiative du groupe interparlementaire France-Afrique du Sud présidé par le sénateur. Ce film a été réalisé d'après les mémoires du geôlier de Nelson Mandela.

 Question au gouvernement sur la politique africaine de la France - le sénateur a interrogé la Ministre déléguée à la Coopération, au Développement et à la Francophonie, Mme Brigitte GIRARDIN (le 22 février 2007)

 Déjeuner de travail du groupe d’amitié France / Afrique du Sud que préside le sénateur en présence de Monsieur Denis PIETTON, Ambassadeur de France en Afrique du Sud (le 6 février 2007)

 Article sur le plan école dans la Voix de France (novembre-décembre) : "Plan-Ecole à trois ans : un essai à transformer !" - le sénateur fait le point sur les actions en cours

 Interview du sénateur sur www.expatries.senat.fr : "Pleins feux sur André Ferrand" (le 20 décembre 2006) - le sénateur fait notamment un point sur le plan écoles et le dispositif d'appui au commerce extérieur  

 Stage d'immersion chez M6 les 27 et 28 novembre 

 Interview sur le plan école dans la Voix de France (septembre-octobre) : "le plan école, une avancée majeure !"

 Situation financière des familles des enfants scolarisés dans les établissements français du Liban - le sénateur interroge le gouvernement

 Question orale avec débat sur les modes de gestion des crises africaines - intervention du sénateur en séance publique le 5 octobre

 Projet de loi sur l'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie à l'Union européenne - adoption définitive : intervention du sénateur en séance publique le 3 octobre dans le cadre de sa mission de suivi de cette candidature au sein de la Délégation pour l'Union Européenne du Sénat. 

  Mise en place du "plan écoles françaises à l'étranger" pour chaque établissement et pour chaque pays : une des propositions majeures du rapport Ferrand sur l'enseignement français à l'étranger

  Groupe d'amitié France-Yémen - lancement du club d'affaires franco-yéménite le 6 juillet à la Monnaie

  Colloque du CNCCEF sur le thème : "Les pôles de compétitivité : un atout pour la France à l'international" (Nice, le 3 juillet) 

   Elargissement - Adhésion de la Roumanie à l'Union européenne : communication de M. André Ferrand lors de la réunion de la délégation pour l'Union européenne du 7 juin 2006

  Déplacement du sénateur en Israël du 29 mars au 2 avril

   Cérémonie de remise des prix de la Plume d'Or le 24 mars à la Présidence du Sénat

   Adhésion de la Roumanie à l'Union européenne : communication de M. André Ferrand lors de la réunion de la délégation pour l'Union européenne du 30 novembre 2005

   Parlementaire en mission - les financements de l'enseignement français à l'étranger

 "Mondialisation: réagir ou subir?"

   Le Conseil national pour le développement de la mobilité internationale 

   Le programme FLAM




Interview du sénateur André Ferrand, Président de l'ANEFE, sur la prise en charge des frais de scolarité pour les élèves français à l'étranger, mesure annoncée par le Ministre des Affaires étrangères et européennes, M. Bernard Kouchner (Voix de France, août-sept-oct 2007)

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Tribune du sénateur dans le "Qui fait quoi" de la mobilité internationale - Cahier n°7 de Classe Export : "Vive les partenariats entre les secteurs public et privé pour développer la présence française dans le monde!" (octobre 2007)


Réception par le sénateur à la Présidence du Sénat, de 80 jeunes rugbymen de lycées français et locaux à l’étranger participant au projet « rendez-vous 2007 » de Jeune Planète Rugby (le 4 octobre)

Le 4 octobre, le sénateur recevait, dans les Salons de Boffrand de la Présidence du Sénat, à l’invitation du Président du Sénat, du Président du groupe d’études du sport et activités physiques, M. Jean Faure, et du sénateur, 80 jeunes rugbymen de lycées français et locaux à l’étranger participant au projet « rendez-vous 2007 ». Etaient présents également des représentants des différents parrains du projet dont l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger. 

Compte-rendu de cette journée sur le site de jeune planète rugby : http://www.jprugby.com/index.php?page=jeudi-4-octobre


Interview du sénateur sur www.expatries.senat.fr : "Pleins feux sur André Ferrand" (le 13 septembre 2007) 

Le sénateur fait notamment un point sur la prise en charge de la scolarité des élèves de terminale à l'étranger, sur le projet de création de députés pour représenter les Français de l'étranger et sur les Etats Généraux du Commerce Extérieur

Etes-vous satisfait de la gratuité annoncée pour les enfants scolarisés en classe de terminale ? Aurait-on pu aller plus loin ?

C'est un effort tout à fait substantiel dont il faut se féliciter. Cinq millions d'euros en 2007 et vingt millions en 2008, c'est une manne qui tombe du ciel ! D'autant plus que dix millions d'euros devraient, en plus, être consacrés l'an prochain aux investissements, à la modernisation et à la remise aux normes des établissements.

L'annonce de ces mesures a été précédée d'un débat au sein d'un groupe de travail constitué, autour de l'AEFE, de représentants de la commission de l'enseignement de l'Assemblée des Français de l'étranger, des ministères concernés, des fédérations de parents d'élèves et des grandes associations regroupant les Français de l'étranger ainsi que de sénateurs. Ce groupe était plutôt favorable à une répartition de cette nouvelle aide de l'Etat sur l'ensemble des élèves français scolarisés à l'étranger.

La formule finalement retenue est celle que vous connaissez : la prise en charge par l'Etat  des frais de scolarité pour les élèves de Terminale dès la rentrée 2007 puis pour les élèves de Première l'an prochain et ceux de Seconde l'année suivante. Pour la suite, il nous faudra maintenir la pression. En attendant, il ne faut pas bouder notre plaisir. Cette importante rallonge est la bienvenue ; nous la saisissons et disons merci !

Concrètement, comment doivent faire les familles pour bénéficier de la gratuité ?

Les parents d'élèves devront faire la demande de prise en charge auprès de leur consulat en remplissant un formulaire et les dossiers seront ensuite examinés par une commission identique à celle qui étudie les demandes de bourses. Le consulat acquittera directement les frais de scolarité auprès des établissements.

Pour le reste, les conditions d'application ne sont, à ce jour, pas encore connues. On peut imaginer que pour le premier trimestre de cette année scolaire, les consulats rembourseront aux parents les frais de scolarité qu'ils auront avancés. Quant au reste, je pense que lorsque vos internautes prendront connaissance de ces lignes, les circulaires d'application auront paru et on saura s'il y aura ou non des conditions de ressources et d'éventuels plafonnements des prises en charge.

Ne risque-t-on pas d'avoir une réaction des parents d'élèves non français scolarisés dans les écoles ?

Cette question se pose. Il faudra bien communiquer, être très prudent. Il y a aussi des pays dans lesquels les autorités locales participent au financement de nos écoles comme en Australie, au Canada, au Danemark ou en Allemagne. On peut imaginer qu'ils ne seront pas indifférents aux modalités d'application de cette prise en charge.

On avait aussi envisagé un système de bourses...

Le dispositif mis en place sera très proche du système des bourses. Ce sont les mêmes personnes qui, dans les consulats, instruiront les dossiers. C'est en effet une manière plus discrète de procéder.

Qu'en est-il des bourses actuellement versées aux familles dont les enfants sont en terminale ?

Ces nouvelles mesures s'y substitueront, en principe, pour un défraiement à 100% pour tous les boursiers.

N'y a-t-il pas un risque que certains établissements accroissent les frais de scolarité ?

S'il y a risque, l'Agence va sans doute s'efforcer de le circonscrire. Les « établissements homologués » déterminent en effet librement les frais de scolarité.

Autre difficulté : il faudra s'attacher à ce que les employeurs (Etat, organisations internationales, entreprises) qui prennent en charge les frais de scolarité des enfants de leurs personnels directement ou via le versement de compléments de salaires continuent à le faire. On peut espérer que les grandes entreprises ne changeront rien à leurs habitudes mais on peut imaginer que les plus petites entreprises souhaiteront se décharger de cette contrainte sur l'Etat pour mieux se développer à l'export ce qui serait, in fine, un résultat vertueux.

Les 10 millions d'euros annoncés par le ministre des affaires étrangères pour les investissements immobiliers suffiront-ils par rapport aux besoins des écoles ?

Cela ne règlera évidemment pas tout mais c'est un effort conséquent. L'Etat n'a pratiquement jamais fait un tel effort en une seule année. Mais seuls les établissements en gestion directe seront concernés dans un premier temps. Il faudra aussi trouver - et l'Agence ne l'a pas exclu - de l'argent pour les établissements conventionnés.

Les élus de l'opposition à l'AFE ont considéré que l'Etat aurait dû cibler prioritairement les familles à revenus moyens...

Il est vrai que la participation de l'Etat bien que fondamentale étant ce qu'elle est et les autres sources de financement finalement limitées, les établissements, pour réaliser leurs projets de modernisation et de développement, sont souvent amenés à augmenter leurs frais de scolarité. Ça n'est pas un problème pour les familles très aisées, ni pour les familles à revenus modestes qui bénéficient de bourses. C'est en revanche très lourd pour les familles à revenus moyens. Il faut penser à ces catégories de familles et faire en sorte que l'enveloppe des bourses soit plus largement abondée.

Pour le moment, on privilégie les familles des élèves de terminale, puis de première, puis de seconde. C'est bien, mais il ne faudra pas, pour autant, oublier les autres.

Vous êtes vice-président du Comité national des conseillers du commerce extérieur de la France et nous savons que cette institution organisera des Etats Généraux du commerce extérieur les 22 et 23 mai 2008 aux docks de Saint Denis. De quoi s'agit-il ?

Notre commerce extérieur, en tous cas notre balance commerciale, va mal, le déficit se creuse pendant que nos voisins allemands engrangent d'importants excédents. Les Italiens aussi ont une balance positive. Pourquoi pas nous ? Où est le problème ? Que faut-il faire ?

C'est à ces questions que, pendant deux jours, les conseillers du commerce extérieur, forts de leur réseau de 3500 hommes et femmes d'entreprises dont 2000 hors de France, avec leurs invités français et étrangers, vont tenter de trouver des réponses à ces questions. Ils auront pour objectif d'être aussi réalistes et concrets que possible afin de dégager des pistes et des propositions et d'indiquer les moyens de les mettre en œuvre.

Que pensez-vous de la création de députés pour représenter les Français de l'étranger ?

Il paraît vrai qu'une représentation des Français établis hors de France dans les deux chambres devrait permettre d'encore mieux défendre leurs intérêts en particulier sur le plan budgétaire.

Mais encore faudra-t-il pouvoir s'assurer que ces députés viendront véritablement du terrain c'est-à-dire de nos communautés à l'étranger.

Nous avons la chance que ce soit le cas pour les sénateurs qui, d'origine « sui generis », mettent de côté la dimension politique de leur fonction lorsqu'il s'agit de défendre les intérêts des Français de l'étranger. J'ai peur que des députés élus à la proportionnelle ne soient pas naturellement assez au fait de ce qu'ils auront à défendre, surtout s'ils viennent des appareils politiques.


Article sur l'ouverture du Lycée franco-israélien de Mikveh Israël, projet soutenu par le sénateur (revue de Rhône-Alpes Israël Echanges)


Remise, par le sénateur, du Prix 2006 de la Plume d'Or, concours organisé par l'association Défense de la langue française (le 16 mars).

Le 16 mars, le sénateur remettait à M. Jorim NDUKAUBA, jeune étudiant nigérian à l'Alliance française d'Owerri, le Prix 2006 de la Plume d’Or, concours organisé par l’association défense de la langue française destiné, à travers le monde, aux élèves de l’Alliance Française.

Article de la Voix de France n°521 (mars-avril 2007)

Plus d'informations sur le site de Défense de la langue française : http://www.langue-francaise.org/Plume_or.php 


2ème remise des prix du Concours scolaire francophone Philippe-Senghor 2007 que soutient le sénateur (le 13 mars, au Ministère de la Culture et de la Communication) 

Le 13 mars, au Ministère de la Culture et de la Communication, avait lieu la 2ème remise des prix du Concours scolaire francophone Philippe-Senghor 2007 que soutient le sénateur, en présence du Ministre Renaud Donnedieu de Vabres et du Secrétaire général de la Francophonie, M. Abdou Diouf. 

Le Sénateur a remis un prix « spécial Sénat » à la Fondation Plein Soleil (Haïti) et à l’école franco-sénégalaise de Fann (Sénégal).

Pour plus d'informations sur le Concours Philippe-Senghor, cliquez ici et ... 


Avant-première du film Goodbye Bafana au Sénat (le 13 mars) à l'initiative du groupe interparlementaire France-Afrique du Sud présidé par le sénateur. Ce film a été réalisé d'après les mémoires du geôlier de Nelson Mandela.

Le 13 mars, à l’initiative du groupe interparlementaire France-Afrique du Sud présidé par le sénateur, avant-première du film Goodbye Bafana réalisé par Bille August d’après les Mémoires du geôlier de Nelson Mandela en présence de nombreux ambassadeurs africains et de représentants de différents ministères.

Plus d'informations sur le film, cliquez ici ... 


Question au gouvernement sur la politique africaine de la France (le 22 février 2007)

Lors de la séance de questions d'actualité au gouvernement du jeudi 22 février, le sénateur a interrogé la Ministre déléguée à la Coopération, au Développement et à la Francophonie, Mme Brigitte GIRARDIN, sur la politique africaine de la France.

Vous trouverez ci-dessous la question suivie de la réponse de la Ministre. 

Question adressée à Madame Brigitte GIRARDIN, Ministre déléguée à la Coopération, au Développement et à la Francophonie :

" Le 16 février s’achevait à Cannes la 24ème Conférence des Chefs d’Etat d’Afrique et de France.

Cette réunion a, une nouvelle fois, été l’occasion de faire le point sur l’état de nos relations et de souligner les liens anciens et profonds qui nous unissent au continent africain.

Mais, après le constat, il nous faut, aujourd’hui, nous interroger lucidement sur ce que nous voulons pour l’Afrique, sur les problèmes à résoudre, les défis à relever et la politique que nous voulons y mener.

Sur la base d’un héritage précieux dont il faut préserver l’essentiel, face à de nouveaux acteurs redoutablement ambitieux et peu soucieux des règles du jeu auxquelles nous sommes habitués, à côté de partenaires, sur le continent même, qui sont aussi des concurrents (et on ne peut guère leur en faire grief !), il nous faut tout à la fois assurer notre vocation humaniste (si bien illustrée par l’initiative UNITAID lancée par le Président Chirac, une facilité internationale d’achat de médicaments financée par une contribution de solidarité sur les billets d’avion) et aussi veiller à nos positions et à nos intérêts à la fois culturels, économiques et politiques.

Dans un continent où le facteur humain est encore plus essentiel qu’ailleurs, il nous faut nous ouvrir à l’ensemble des Etats sans décevoir la partie francophone habituée à un traitement privilégié.

Tout en encourageant nos entreprises à être, partout, présentes et à investir, il faut plus que jamais aider aux regroupements régionaux et au renforcement de la sécurité juridique.

Nous avons vocation à entraîner l’Europe dans un partenariat fécond selon les principes du codéveloppement qui doivent aider à une solution du problème de l’immigration ; il nous faut tout à la fois assurer la sécurité de nos compatriotes, participer à la lutte contre les pandémies, promouvoir des formes de démocratie qui conviennent aux différents contextes, organiser un maillage diplomatique, consulaire et de représentation économique adapté et suffisant alors que de nouveaux besoins naissent dans d’autres parties du monde.

La tâche, les tâches sont considérables. Elles sont tellement diverses qu’elles en paraissent parfois contradictoires.

Il faut faire des choix.

Voulez-vous, Madame la Ministre, nous faire profiter de toute l’expérience que vos fonctions vous ont permis d’acquérir en esquissant pour nous les axes prioritaires de votre action que vous souhaitez voir se perpétuer quel que soit le gouvernement qui, demain, sortira des urnes ? "

Réponse de Madame Brigitte GIRARDIN, Ministre déléguée à la Coopération, au Développement et à la Francophonie :

" Oui, Monsieur le Sénateur, nous avons avec l’Afrique, qui est une priorité pour la France, une relation de qualité, comme l’a montré le Sommet de Cannes. Notre politique africaine n’est pas seulement un héritage précieux, mais un capital à faire fructifier.

Plus que jamais, grâce à l’action déterminée du Président Chirac, nous sommes considérés comme les meilleurs connaisseurs et les meilleurs défenseurs de l’Afrique. Depuis longtemps, nous militons pour que ce continent qui est au cœur de l’équilibre du monde, ne soit pas oublié. Nous entraînons aujourd’hui l’Europe derrière nous car les défis du développement sont d’une telle ampleur que l’heure est à la mobilisation générale. La présence à Cannes de la chancelière allemande, présidente de l’Union européenne et du G8, tout comme l’intérêt manifesté à notre demande par la Commission européenne pour le codéveloppement, montrent bien que nous sommes entendus et suivis. Nous devons bien sûr veiller à ce que certains nouveaux acteurs aux motivations commerciales et d’approvisionnement énergétique ne s’affranchissent pas des contraintes politiques, sociales et environnementales que nous nous attachons à respecter nous-mêmes.

Je souhaiterais voir perdurer le processus d’innovation et de refondation que nous avons déjà engagé : quantitativement nous avons doublé notre effort d’APD au cours de cette législature, qualitativement nos actions de coopération sont fondées sur un véritable partenariat comme l’illustrent les 25 DCP que j’ai signés en moins de 2 ans. En outre, je souhaite que l’on continue à porter la même attention à la sécurité de nos compatriotes résidant à l’étranger.

Monsieur le Sénateur, je considère que la politique africaine de la France, qui doit tant à l’engagement personnel du Président Chirac, doit rester l’un des axes majeurs de notre politique étrangère. "


Déjeuner de travail du groupe d’amitié France / Afrique du Sud que préside le sénateur en présence de Monsieur Denis PIETTON, Ambassadeur de France en Afrique du Sud (le 6 février 2007)

Le 6 février, déjeuner de travail du groupe d’amitié France/Afrique du Sud que préside le sénateur en présence de Monsieur Denis PIETTON, Ambassadeur de France en Afrique du Sud, de M. Michel LE DEVEHAT, Direction des relations européennes et internationales et de la coopération (MENESR), de M. Jean-René GEHAN, chargé de mission auprès du Directeur général de la Coopération internationale et du développement (MAE) et de M. Yves-Laurent MAHE, Direction Générale du Trésor et de la Politique Economique (MINEFI). Après qu’ait été évoqué un projet de voyage en Afrique du Sud fin mars, la réflexion a porté sur la manière de concevoir et de réaliser dans ce pays un projet de formation professionnelle et d’enseignement technique adapté aux besoins nombreux et divers de nos entreprises dont les trois ministères représentés sont partie prenante.  

Pour accéder au compte-rendu de ce déjeuner de travail, cliquez ici ...


Article sur le plan école dans la Voix de France (novembre-décembre) : "Plan-Ecole à trois ans : un essai à transformer !" - le sénateur fait le point sur les actions en cours

La voix de France N°519

Plan école à trois ans : un essai à transformer !

La Voix de France vous en a informé dans son dernier numéro, la décision du Ministère des Affaires étrangères de lancer par pays un plan écoles à trois ans est une très bonne nouvelle pour notre enseignement français à l’étranger.

L’obligation faite à nos postes diplomatiques de prévoir et d’organiser le développement de l’enseignement français à l’étranger plutôt que de devoir agir, comme cela est trop souvent le cas, dans l’urgence et souvent la précipitation par manque d’anticipation et de réflexion d’ensemble, est une mesure que tous ont saluée.

Il s’agit en effet, à l’initiative et sous la conduite du chef de poste, c’est à dire, selon le cas, l’ambassadeur ou le consul général, de mobiliser non seulement l’ensemble de la communauté scolaire (chef d’établissement, parents, enseignants, autres personnels) mais aussi toutes les forces vives de nos communautés publiques et privées, ainsi que les représentants des entreprises autour des missions économiques, chambres de commerce et conseillers du commerce extérieur, et les associations bien sûr, au premier rang desquelles l’UFE, et, cela va de soi, les conseillers élus à l’Assemblée des Français de l’étranger.

Les plans réalisés, d’abord au niveau de chacun des établissements devront ensuite être consolidés par pays afin de prendre en compte l’ensemble des écoles et la nécessaire interactivité entre elles.

Ils traiteront aussi bien de la partie pédagogique que matérielle (installations et équipements).

Au niveau pédagogique, les programmes évolueront vers tout ce qui paraîtra nécessaire d’y inclure : apprentissage des langues plus efficace et plus concret, plus grande ouverture sur l’environnement social et culturel, sur le monde économique et l’entreprise, travail en groupe, pratique de l’expression orale et du débat.

Quant aux installations et à l’équipement, leur financement sera soigneusement étudié et la première année du plan se présentera sous la forme d’un véritable budget avec deux colonnes : à gauche celle des projets, des besoins en financement et en personnel, à droite, les moyens de les satisfaire et de les financer.

*

*  *

Cet exercice difficile réclame forcément du temps. Il n’est pas aisé de réunir rapidement les acteurs concernés pour organiser la concertation. Il faut aussi beaucoup de réactivité et d’imagination. D’autant plus qu’il s’agit d’une première. Aucun formatage commun n’a été proposé aux responsables. Il s’agit en quelque sorte d’un exercice en « figure libre » et ils rendront leur copie sous la forme de leur choix.

Il faut imaginer que les plans suivants acquerront au fil des ans une forme type, un formatage, qui facilitera les consolidations et comparaisons et rendra plus aisé le travail des rédacteurs.

Il semble qu’un certain nombre de postes se soient lancés dans l’exercice avec enthousiasme. Pour d’autres, le démarrage parait plus lent.

Il y a cependant obligation d’un résultat positif et complet. Aussi, sans doute, sera-t-il nécessaire d’envisager d’accorder un délai supplémentaire à ces derniers pour qu’ils mobilisent tous les acteurs concernés et, à leur tour, présentent des plans à la fois ambitieux et réalistes.


Interview du sénateur sur www.expatries.senat.fr : "Pleins feux sur André Ferrand" (le 20 décembre 2006, par Anne Esambert, service des Relations Internationales du Sénat)

Le sénateur fait notamment un point sur le plan écoles et le dispositif d'appui au commerce extérieur.

"Le plan école est l'une des mesures phares de votre rapport sur les financements de l'enseignement français à l'étranger. De quoi s'agit-il ?

 

Le plan école représente une avancée majeure. L'objectif est de mobiliser toutes les forces vives de la communauté française, toutes les personnes concernées sur le terrain pour qu'elles s'associent à cette démarche consistant à planifier l'avenir, à établir une vision à terme. Il revient à chaque établissement de rédiger son propre plan à trois ans, puis tous les plans seront réunis et mis en synergie par pays. Je précise qu'il concerne tous les établissements, qu'ils soient en gestion directe, conventionnés ou simplement homologués par l'Education nationale.

Chaque plan devrait à mes yeux comporter deux parties :

1°/ une partie pédagogie et programmes recensant tous les souhaits en la matière : veut-on que l'on apprenne plus de langues, mieux parlées ? Veut-on plus de sports, davantage de travail en équipe, une plus grande ouverture sur le pays, sur l'environnement social, sur la réalité économique et le monde de l'entreprise? entend-on initier les élèves à la pratique de l'échange oratoire, du débat et de la communication ? ... On pourrait ainsi imaginer que nos établissements de l'étranger servent de laboratoires où seraient mises au point l'optimisation de la formation idéale de l'honnête homme du XXIe siècle, la définition d'un nouveau socle de connaissances destiné à préparer des citoyens français modernes, armés pour la mondialisation.

2°/ une partie modernisation, extension, construction, développement que ce soit en matière de locaux, de terrains ou d'équipements.

La première année du plan devrait se présenter comme un véritable document budgétaire. En face de chaque dépense prévue, il doit y avoir une recette. Cela oblige à être très réaliste et à chercher toutes les idées pour compléter le financement en associant telle ou telle entreprise ou les autorités locales ou l'Europe, ou même une collectivité territoriale dans le cadre de la coopération décentralisée. En fait, il s'agit de faire le tour de toutes les pistes recensées dans le rapport.

Est-ce que les entreprises jouent le jeu ?

Cela dépend souvent de l'intérêt personnel du responsable local. Mais je suis convaincu que les entreprises, françaises d'abord, seront d'autant plus enclines à s'investir dans le financement de nos écoles à l'étranger qu'elles seront localement associées très en amont au plan.

Qui coordonne le plan écoles dans chaque pays ?

Le rôle de l'Ambassadeur est essentiel. Le plan est réalisé à son initiative et sous sa responsabilité, avec, auprès de lui, le Conseiller de coopération et d'action culturelle (COCAC) pour le relayer. Il faut qu'il soit capable non seulement de mobiliser toute la communauté éducative (chefs d'établissements, comités de gestion, représentants des parents et des personnels) mais aussi les autres acteurs de la communauté française, en particulier et autour des chefs de mission économique, les représentants des entreprises (chambres de commerce et d'industries, conseillers du commerce extérieur), les grandes associations et bien entendu, les conseillers élus à l'Assemblée des Français de l'étranger. Il est essentiel que tous soient associés le plus en amont possible et se mobilisent pour la réussite de ce plan.

Est-ce que beaucoup d'ambassades ont déjà remis leur « copie » ?

Quelques unes. Je viens de recevoir un exemplaire du plan suisse qui me paraît tout à  fait remarquable !

Mais comme il s'agit d'une première et en quelque sorte d'un exercice libre, sans figures imposées, il faudra sans doute un certain temps pour achever l'exercice. J'espère qu'à l'issue d'une nécessaire période de rodage, nous disposerons d'un corpus de documents qui facilitera d'éventuelles consolidations et comparaisons et rendra plus aisé le travail des rédacteurs. Je remercie d'ores et déjà tous les contributeurs au plan de l'année 2007.

Est-il possible de comparer le réseau français aux autres réseaux d'établissements étrangers dans le monde ?

Cela ne manquerait certainement pas d'intérêt. Nous sommes les seuls au monde avec les Allemands à avoir un réseau d'établissements aux programmes normalisés permettant aux élèves de passer d'un établissement à l'autre. Le réseau allemand compte environ 120 à 130 établissements quand le réseau français en compte 430. Les écoles américaines ou anglaises,  quant à elles, scolarisent sans doute plus d'élèves que les établissements français mais dans des établissements privés auxquels l'éducation nationale de chacun de ces pays ne donne pas son homologation.

J'aimerais mentionner à cet égard - pour avoir beaucoup soutenu ce dossier auprès du ministre des affaires étrangères que j'accompagnais en Israël en mai dernier - le projet de lycée franco-israélien de Tel Aviv qui devrait voir le jour en 2007. Dans un premier temps, des classes de troisième et de seconde ouvriront dans l'enceinte du lycée d'enseignement agricole Mikve Israël qui a été créé il y a plus de 100 ans par l'Alliance israélite universelle, une institution française. Il était anormal qu'avec 100.000 Français en Israël et quelque 500.000 francophones, il n'y ait pas de lycée digne de ce nom si l'on excepte le lycée français de Jérusalem - qui, aujourd'hui, accueille une majorité d'élèves palestiniens - et une petite école à Tel Aviv.

Vous allez soutenir en 2007 une opération intitulée « Jeune planète rugby ». De quoi s'agit-il ?

Cette opération, à laquelle le Président Poncelet a bien voulu accorder le patronage du Sénat aux côtés d'autres parrains dont le Ministère des Affaires étrangères et l'AEFE, a été initiée par trois hommes passionnés de rugby : le proviseur du Lycée français de Tokyo, le proviseur du Lycée franco-argentin de Buenos Aires et le directeur du primaire du Lycée français de Johannesburg. Elle est aussi soutenue par Patrick Hays, ancien élu au CSFE et père du Lycée français de Singapour, un des fleurons de notre réseau.

L'idée est de profiter de la coupe du monde de rugby qui aura lieu en France à l'automne 2007 pour permettre à 60 jeunes, garçons ou filles, scolarisés dans des établissements français et locaux à l'étranger - 30 élèves d'établissements français et 30 élèves d'établissements locaux - de se retrouver pendant quinze jours en France pour participer à la grande fête du rugby. Ils assisteront à des matches, participeront à des rencontres sportives avec des équipes scolaires françaises et seront reçus au Sénat. L'objectif est tout à la fois de valoriser le réseau des établissements français à l'étranger, de renforcer les liens entre les établissements français participants et les structures scolaires et sportives des pays d'accueil, de faire découvrir et aimer notre pays aux jeunes étrangers et de faire rayonner les valeurs que porte le rugby.

Quelle analyse portez-vous sur l'évolution du dispositif de promotion du commerce extérieur ?

Je voudrais d'abord saluer l'action de Mme Lagarde, notre ministre du commerce extérieur, la qualité et la détermination de son engagement personnel ainsi que l'heureuse et intense activité qu'elle déploie. Pour l'avoir accompagnée dans un certain nombre de voyages, j'ai pu constater son impact personnel et la manière dont elle valorise l'image de la France et de l'économie française bien aidée, il faut le dire, par son authentique bilinguisme.

Je considère l'évolution d'Ubifrance comme très positive. L'Agence est désormais chargée de piloter l'action des missions économiques dans le domaine de l'appui aux entreprises. Installée dans de nouveaux locaux, elle dispose aujourd'hui d'un outil très adapté. Ubifrance devient le fer de lance de l'animation du réseau, avec une politique d'objectifs et d'évaluation incluant la mise en place d'indicateurs liés aux résultats.

Le plan « Cap Export » est également une bonne initiative avec la définition d'une dizaine de mesures, la désignation de cinq pays superprioritaires parmi les vingt-cinq présélectionnés, le développement d'une culture d'évaluation des résultats, la rémunération liée en partie à ceux-ci. Toute la difficulté est de définir les bons indicateurs (chiffre d'affaires, taux de satisfaction des clients, nombre de VIE...). Mais les résultats obtenus en matière de mobilisation du réseau sont encourageants.

Bien sûr, il reste encore beaucoup à faire en particulier au niveau de la couverture du terrain par un maillage suffisamment dense d'acteurs qui, aux côtés des missions économiques, devraient de plus en plus relever de notre réseau des chambres de commerce à l'étranger. Les chiffres du commerce extérieur sont loin, aujourd'hui, d'être brillants mais cela est lié à beaucoup d'autres facteurs, en particulier à la structure de notre production industrielle.

Il faut aussi se réjouir de l'augmentation importante de VIE. Même si, évidemment, toute la demande n'est pas satisfaite (plus de 40000), il en existait tout de même quelque 4500 en poste en novembre 2006, soit  + 30%  par rapport à novembre 2005.

Comment, précisément, réduire le fossé entre l'offre et la demande en matière de VIE ?

Le système a malheureusement des limites et l'adéquation complète entre l'offre et la demande n'est pas pour demain Les entreprises préfèrent parfois recourir à des stagiaires dont le coût est en général moins onéreux. Les conseillers du commerce extérieur sont associés à l'effort et jouent un rôle déterminant.

Comment l'action des conseillers du commerce extérieur doit-elle s'articuler par rapport à celle d'Ubifrance ?

Les conseillers du commerce extérieur sont des gens de terrain qui appartiennent au secteur privé et dont la vocation initiale était seulement de conseiller les pouvoirs publics. En fait, leur rôle, aujourd'hui, va bien au-delà. Souvent également membres des conseils d'administration de nos chambres de commerce à l'étranger, ils réunissent les acteurs et rendent plus efficace et opérationnel le réseau en rationalisant l'action des chambres de commerce et des missions économiques.

En partant du constat qu'il y a un chevauchement entre les missions économiques et les chambres de commerce ?

Cela est de moins en moins une réalité. L'objectif, c'est la complémentarité. Elle ne se décrète pas depuis Paris mais en fonction du contexte local. Ce sont aux acteurs sur place à organiser synergie et harmonie.

Que vous a apporté votre stage à M6?

J'ai demandé à faire ce stage à M6 parce que j'étais curieux de savoir si une chaîne privée,  donc perçue comme prisonnière de l'audimat, pouvait cependant se soucier d'éthique, éventuellement porter des messages citoyens et, pourquoi pas, participer à la cause de la présence et de l'influence françaises dans le monde. J'ai découvert que ses dirigeants étaient très conscients de leurs responsabilités même si, bien sur, ils n'ont guère le choix en ce qui concerne leurs priorités dans un contexte concurrentiel féroce. J'ai aussi découvert, moi qui viens du monde de l'entreprise, une entreprise bien structurée et bien gérée, avec un personnel de qualité, des objectifs et ... beaucoup d'ambition !"


Stage d'immersion chez M6 les 27 et 28 novembre

Dans le cadre des stages d’immersion en entreprise organisés par la Présidence du Sénat, les 27 et 28 novembre, le sénateur a découvert la société M6

Il a rencontré  les principaux responsables de la Chaîne, notamment M. Nicolas de Tavernost, Président du Directoire. 

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André Ferrand et Nicolas de Tavernost, Président du Directoire de M6

Présentation de la conférence de rédaction et de la régie publicitaire, visite de la salle de rédaction. Ce stage a été l’occasion pour le Sénateur de découvrir une entreprise performante et d’attirer l’attention de M6 sur les Français de l’étranger.

Pour voir le programme du sénateur, cliquez ici...


Interview sur le plan école dans la Voix de France (septembre-octobre) : "le plan école, une avancée majeure !"

La voix de France N°518

Le plan école, une avancée majeure !

 

Un plan école pour chaque établissement français à l’étranger : le ministère des Affaires étrangères a décidé de mettre en oeuvre l’une des mesures les plus importantes du rapport du Sénateur André Ferrand sur les financements de l’enseignement français à l’étranger. En juillet, un télégramme diplomatique est arrivé dans chaque ambassade signé par Philippe Etienne, le Directeur général de la Coopération internationale et du Développement, également Président du Conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). La machine est lancée. Chaque plan école doit être rédigé pour fin janvier. Le Sénateur revient sur les enjeux du plan école.

Le plan école est l’une des mesures phares de votre rapport sur les financements de l’enseignement français à l’étranger. Comment vous est venue cette idée de plan école à moyen terme ?

Lors de ma mission, au cours de mes nombreux déplacements et visites d’établissements, j’ai pu constater qu’il était très rare qu’existe une vision à terme concernant l’évolution des établissements. On avait trop souvent « le nez dans le guidon » se contentant de trouver des solutions de dernière minute peu de temps avant la rentrée. Cette situation était anormale et j’ai voulu tout mettre en œuvre pour que les établissements français s’obligent à analyser leur situation et à planifier leur avenir. J’ai donc proposé un plan école à trois ans. L’idée a été unanimement soutenue, avec constance, par la commission des affaires culturelles et de l’enseignement de l’Assemblée des Français de l’étranger, puis par l’ensemble de l’AFE qui a suivi la commission.

Alors en quoi consiste ce plan école à 3 ans ?

Le plan école concerne la situation et l’évolution de tous les établissements scolaires homologués par le Ministère de l’Education nationale français ou ayant vocation à l’être. Il n’y a pas de cadre prédéfini. Ce sera un exercice libre au début mais on peut imaginer qu’on évoluera ensuite vers une harmonisation de la forme.

Dans le télégramme officiel, le plan est décrit comme devant constituer « un document d’orientation visant à définir le rôle du ou des établissements à programme français implantés dans un pays tant vis-à-vis des élèves français que nationaux, à préciser leur contribution à notre action d’influence et de coopération, à fixer des objectifs dans ces domaines tout en décrivant les évolutions qu’il convient d’engager pour les atteindre (accords ou conventions spécifiques, modification de statuts, coopération…). » Ce plan prévisionnel devra notamment contenir des chapitres sur les programmes et la pédagogie, les effectifs, les projets immobiliers et l’équipement.

Il doit être rédigé par établissement et pour tous les établissements qu’ils soient « en gestion directe », « conventionnés » ou simplement homologués par l’Education nationale. Il s’adresse aussi aux écoles qui ont choisi un programme FLAM (Français Langue Maternelle). Les plans de chaque établissement sont réunis et mis en synergie au niveau du pays.

C’est donc très ouvert. Il n’y a pas de restriction ?

Non. C’est tout le contraire. Le plan doit balayer toute la vie de l’établissement. Il intégrera aussi tous les projets de développement ou de création de nouveaux établissements. Mais surtout, cela doit être un document chiffré s’apparentant à un véritable budget plan. En face de chaque objectif, il doit y avoir, au moins pour la première année, un financement.

Qui sont les auteurs du plan école ?

Le plan sera réalisé à l’initiative et sous la responsabilité de l’Ambassadeur. Celui-ci associera à l’élaboration du plan, d’abord tous les acteurs de la communauté éducative (chefs d’établissements, comités de gestion, représentants des parents et des personnels), mais aussi les autres acteurs de la communauté, en particulier les représentants des entreprises (chambres de commerce et d’industrie et conseillers du commerce extérieur, …), les missions économiques, les associations concernées et, bien entendu, les conseillers élus à l’Assemblée des Français de l’étranger. Il faut absolument que tous les intéressés participent à la réflexion et à la rédaction de ces plans. Tous les élus et les membres de l’UFE doivent se mobiliser sur le terrain pour leur réussite. L’importance de l’enjeu est telle que ce doit être l’affaire de tous !

Justement ne craignez vous pas des frilosités, des oppositions ?

Pourquoi ? Non, car chacun sait aujourd’hui que le développement de notre réseau d’écoles constitue un facteur d’influence exceptionnel.

Nous avons enregistré des progrès. Maintenant, plus que jamais, ce sont les initiatives locales qui accélèreront la marche du cercle vertueux qui s’est mis en route.

Une fois le plan réalisé, il s’agira de le mettre en œuvre et la qualité des animateurs fera la différence.

Chacun doit trouver sa place et son compte.

Prenons deux exemples. Pourquoi associer les entreprises? Parce qu’elles ont besoin de nos écoles pour les enfants de leurs cadres. Associer les entreprises en amont, c’est faire en sorte qu’elles puissent exprimer leurs souhaits et se sentent plus concernées par la vie des établissements. Ainsi, elles accepteront plus facilement de participer au financement des projets dont elles seront parties prenantes.

Deuxième exemple : nous avons besoin de la participation des enseignants car, au cœur même de la réflexion en matière pédagogique, ils sont, sur place, imprégnés de l’environnement local. Ils apportent idées et projets pour faire évoluer les programmes.  

Concernant la pédagogie justement, quelles pistes de travail préconisez-vous ?

D’abord, il faut rappeler que la pédagogie est fonction des instructions ministérielles. On ne peut pas faire n’importe quoi. Il s’agit de l’école de la République et la force du système réside dans le réseau qu’il constitue. Un élève doit continuer à pouvoir passer de n’importe lequel de nos quelques 430 établissements à un autre situé en France ou dans n’importe quelle autre partie du monde.

Mais cela ne doit pas nous empêcher d’innover et d’avancer sur les plans à la fois des contenus et des diplômes.

Un accent essentiel devra de plus en plus être mis sur l’ouverture sur le pays, le bi voire le trilinguisme, l’internationalisation des programmes et des certifications.

L’adaptation et la formation des enseignants à ces programmes spécifiques ainsi que leur motivation feront l’objet d’une attention particulière.

Pourquoi nos établissements à l’étranger ne serviraient-ils pas de laboratoires pour un enseignement nouveau en France ? Gardons la rigueur, l’exigence d’excellence et la formation du jugement et des esprits qui font la réputation de notre enseignement. Mais ouvrons nous sur ce qu’il y a de bon à prendre ailleurs. L’ensemble du système éducatif français peut profiter de ces expériences et former chez nous des jeunes mieux préparés pour affronter le monde moderne.

Quel sera le rôle du Ministère de l’Education nationale ?

Son rôle sera essentiel dans l’élaboration des programmes et toutes les avancées qui restent à effectuer dans leur internationalisation ainsi que celle des certifications.

Il devra aussi s’investir encore plus pour satisfaire aux besoins de formation et d’adaptation à cette évolution des personnels enseignants et pour faciliter leur nécessaire mobilité.

A quand le bilan ?

Tous les ans! Il est proposé aujourd’hui de rédiger un plan école glissant sur trois ans. Cela signifie que, chaque année, à la même époque, à la lumière des réalisations de l’année passée, on fait le point et le plan est à nouveau analysé, critiqué, réécrit pour être adapté aux trois années suivantes.

L’AEFE interviendra-t-elle ?

Bien sûr ! Elle sera même forcément au cœur de l’exercice. J’imagine qu’elle devra contractualiser ses engagements avec les établissements eux-mêmes (en particulier ceux qui sont en gestion directe) à moins qu’il ne soit décidé qu’elle le fasse au niveau du pays. Et puis n’oublions pas que c’est elle qui tient les cordons de la bourse de l’Etat. Elle devra en particulier veiller à ce que, par le jeu de ses subventions et des bourses, tous les enfants aient accès aux établissements de notre réseau.

Son rôle est indispensable et le réseau aura plus que jamais besoin d’elle.

Quant à son propre plan, il devrait être idéalement l’addition, la consolidation de l’ensemble des plans.

Le fait que le Ministère des Affaires étrangères et la DGCID décident d’instaurer un plan école pour chaque établissement est-il le signe d’une volonté des pouvoirs publics de renforcer le réseau ?

Cela me paraît certain.

Je vous l’ai dit, il y a eu une grande prise de conscience à tous les niveaux, et en particulier aux plus élevés, de l’extraordinaire importance de l’enjeu.

On s’attache aussi aujourd’hui à attirer dans notre enseignement supérieur les élèves étrangers issus de nos lycées de l’étranger. C’est un intérêt supplémentaire.

Dans son discours d’ouverture de la récente assemblée plénière de l’Assemblée des Français de l’étranger, Monsieur Douste-Blazy, notre Ministre des Affaires étrangères, n’a pas hésité à affirmer : « moi, je fais partie de ceux qui pensent que mon premier rôle, c’est celui de tout faire pour développer des lycées français à l’étranger ».

Autour de lui, les responsables au Ministère sont, j’en témoigne, très convaincus et très engagés. Cela bouge. La décision concernant la mise en œuvre de ces plans école en est la preuve.

Il reste encore beaucoup à faire, bien sûr, mais nous sommes sur la bonne voie et je m’en félicite.


Situation financière des familles des enfants scolarisés dans les établissements français du Liban 

Le Sénateur a attiré l'attention du Ministre des Affaires étrangères, M. Philippe Douste-Blazy, sur la situation financière des familles des enfants scolarisés dans les établissements français du Liban après les évènements survenus cet été.

Lettre au Ministre (31/08/06) (cliquez ici...)

Réponse du Ministre (05/10/06) (cliquez ici... P.1 - P.2)  


Question orale avec débat sur les modes de gestion des crises africaines

Question orale avec débat n° 0018A de M. André Dulait (Deux-Sèvres - UMP) publiée dans le JO Sénat du 28/09/2006 - page 2465

" M. André Dulait appelle l'attention de M. le ministre des affaires étrangères sur les modes de gestion des crises africaines. L'ampleur des désastres humanitaires et la déstabilisation régionale que suscitent les crises africaines actuelles, qu'il s'agisse de la Côte d'Ivoire, du Darfour ou du Congo, nécessitent une implication extérieure qui soit à la fois légitime et efficace. La France prend une part active dans la gestion de ces crises en privilégiant l'intervention de l'Organisation des Nations unies et de l'Union africaine. Force est de constater que, sur le terrain des opérations, elle se retrouve souvent en première ligne, par défaut de volonté ou de capacité d'autres acteurs (UA, UE, ONU...). La France ne peut se désintéresser du sort de l'Afrique et des Africains mais elle est parfois desservie par sa tradition de présence sur le continent. Devant ce constat, quels instruments privilégier ? L'exemple de la FINUL renforcée peut-il être le prélude à une rénovation attendue des opérations de maintien de la paix des Nations unies en Afrique, qui pourrait entraîner l'engagement sous casques bleus de forces armées occidentales ? Quelle coopération militaire devons-nous développer face aux besoins des organisations sous-régionales africaines ? Quelle place et quel rôle pour l'Union européenne qui paraît bien absente sur le terrain politique, alors qu'elle occupe le premier rang des bailleurs internationaux ? Quelles formes d'aide au développement la France doit-elle soutenir, l'impératif premier de la réduction de la pauvreté ne pouvant être mis en oeuvre que dans des conditions de sécurité minimale des populations, servies par des formes d'organisations politiques légitimes et reconnues commes telles ? "

***

Intervention du sénateur en séance publique le 5 octobre au nom du groupe UMP lors du débat suivant la question orale du Sénateur André DULAIT sur les modes de gestion des crises africaines :

" Monsieur le président, mesdames les ministres, débattre du mode de gestion des crises africaines, c'est s'interroger sur le rôle que joue la France dans le règlement de ces crises aujourd'hui et sur celui qu'elle jouera demain.

C'est également étudier les évolutions observées depuis une dizaine d'années dans ce domaine, je pense, notamment, à la place tenue par les organisations multilatérales, telles que l'Union européenne, l'ONU ou l'Union africaine.

C'est, enfin, se poser la question de la prise en charge de la sécurité du continent par les Africains eux-mêmes.

Le rôle de la France dans la gestion des crises africaines pose la question plus générale de la politique africaine de notre pays, de son histoire, de sa légitimité et de son avenir.

Les relations entre la France et l'Afrique sont traditionnellement marquées par un fort bilatéralisme, d'abord dans un contexte exclusivement francophone, puis -  ce dont il faut se féliciter - dans le cadre d'un périmètre plus large, anglophone ou lusophone.

Cette logique traditionnelle de relations bilatérales s'articule autour de trois volets interdépendants : les questions de sécurité, c'est-à-dire la défense des États et la résolution des conflits ; les questions politiques, et, enfin, les questions économiques.

En matière de défense des États, il existe, à leur base les accords de défense et les accords de coopération militaire technique. Or nous assistons depuis plusieurs années à une évolution qui réside dans la désuétude de ces deux types d'accords.

En effet, les références aux premiers sont de plus en plus rares, même si certains sont encore en vigueur.

Quant aux seconds, à savoir les accords de coopération militaire technique, leur importance diminue depuis quelques années avec la réduction du nombre des coopérants, des forces prépositionnées et des stagiaires militaires africains en France.

Cette situation nouvelle permet de laisser place à des concepts innovants, dont le RECAMP, c'est-à-dire le renforcement des capacités africaines de maintien de la paix. Ce programme, lancé en 1997, consiste en un appui à la formation et à l'entraînement, voire, parfois, à des engagements opérationnels.

Désormais, la politique française en matière de sécurité en Afrique s'attache fortement au maintien de la paix et de la sécurité régionale. La France a choisi de renforcer les capacités africaines de maintien de la paix ; il s'agit de former des unités au sein des armées africaines au maintien de la paix et de la sécurité essentiellement régionales, en vue d'un déploiement en cas de conflit. Cette évolution ne se fait plus dans un cadre strictement francophone et reçoit le soutien financier et logistique de la France.

La France n'entend donc plus - on l'a dit et redit  - être le « gendarme de l'Afrique », même si elle maintient une présence militaire importante sur le continent. On ne peut, en effet, ignorer que l'armée française est concernée au quotidien par les crises africaines, puisque quelque 11 000 hommes sont actuellement stationnés sur le continent.

Depuis septembre 2002 et le développement de la crise ivoirienne, elle met en oeuvre un mode nouveau de règlement des crises qui associe l'engagement direct des troupes françaises, placé sous mandat de l'Organisation des Nations Unies, et l'appui aux organisations régionales.

Comme le montre l'excellent rapport de nos collègues de la commission des affaires étrangères, sur l'initiative de son président André Dulait, l'enjeu consiste désormais à construire un partenariat sécuritaire à la fois légitime et efficace, dans un contexte politique africain de rejet global des interventions extérieures. L'ONU, l'Union africaine, l'Union européenne et les organisations sous-régionales africaines doivent trouver leur place dans le dispositif.

En matière de questions politiques, deux éléments nouveaux apparaissent : la démocratisation et l'État de droit.

La France s'attache à la promotion de la démocratie dans les États africains en soutenant les pays qui ont déjà franchi le pas avec l'instauration d'un pluralisme politique et l'organisation d'élections régulières.

L'évolution vers un État de droit constitue l'autre dimension des questions politiques et consiste en la mise en place d'un système juridique destiné à protéger les individus et les institutions contre toute ambition politique dictatoriale.

Dans cette optique, la coopération se concrétise par la pression que la France exerce en vue de l'instauration d'un État de droit au sein duquel la Constitution protège les institutions et consacre les libertés fondamentales, où la liberté d'expression et d'opinion prend corps dans un pluralisme politique responsable et par le refus des coups d'État, conformément au principe de l'Union africaine de prohibition des changements anticonstitutionnels.

Quant au volet économique de la politique africaine de la France, s'il est souvent considéré à travers l'aide publique au développement, il faut aussi et surtout prendre en compte la participation importante de nos entreprises aux économies africaines.

À cet égard, je souhaite mettre l'accent sur une initiative française particulièrement heureuse, à savoir l'organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires, l'OHADA. Cette organisation regroupe aujourd'hui seize pays, dont les quatorze de la zone franc, et sa version Internet représente le portail du droit des affaires en Afrique.

À cette logique traditionnelle de relations bilatérales, qui connaît, nous venons de le voir, une évolution vers un partenariat fort dans une perspective de stabilité, de solidarité et de développement durable, il convient d'ajouter une nouvelle logique de relations multilatérales.

En effet, notre pays collabore de plus en plus avec les regroupements africains, notamment en matière de sécurité. Par ailleurs, la France inscrit cette politique dans le cadre plus large d'organisations internationales auxquelles elle participe. C'est le cas de l'Union européenne avec la politique étrangère et de sécurité commune, la PESC, qui s'attache à la prévention et au règlement des conflits.

En la matière, une coopération très avancée a été mise en place avec la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest et avec la Communauté de développement de l'Afrique australe.

Par ailleurs, hormis cette assistance financière, la PESC débouche essentiellement sur des prises de position commune des États de l'Union européenne et des déclarations de la présidence, auxquelles s'associent souvent d'autres pays européens non membres de l'Union.

Les positions de l'Union européenne sont en adéquation avec la nouvelle dynamique de la politique africaine de la France, s'agissant notamment des questions politiques. À cet égard, le cas de la crise ivoirienne est exemplaire.

La nouveauté de la politique africaine de la France réside dans le développement de sa dimension multilatérale. Notre pays, d'une part, collabore de plus en plus avec les regroupements d'États africains et, d'autre part, inscrit sa politique dans le cadre plus large d'organisations internationales, telles que l'Union européenne ou l'Organisation internationale de la francophonie.

La francophonie, en effet, c'est avoir en partage non seulement la langue française, mais également des valeurs universelles, à savoir la promotion de la paix, de la démocratie et des droits de l'homme. Elle constitue indiscutablement un périmètre d'influence pour notre pays, qui doit jouer un rôle dans le cadre de la gestion multilatérale des crises africaines.

La politique africaine de la France est donc en pleine évolution, à deux égards.

D'une part, on observe depuis quelques années une rationalisation des ressources de notre pays et de l'action africaine, qui correspond à l'impératif d'intérêt national. Celui-ci caractérise les relations extérieures de tous les États et contraste nettement avec la politique fondée sur des liens personnels, qui était le propre des rapports franco-africains jusqu'au milieu des années 1990.

D'autre part, on constate une responsabilisation implicite des dirigeants africains issus des nouvelles générations, qui souhaitent mettre fin aux relations traditionnelles de parrainage et n'hésitent pas à se tourner vers de nouveaux partenaires.

Aujourd'hui,